Gestion localeChantiers freinés à Guelmim : le conseil de la commune tire la sonnette d’alarme
Face à la paralysie de plusieurs projets structurants dans la ville, les élus locaux de Guelmim montent au créneau. Dans un communiqué diffusé ce lundi 13 octobre, le conseil de la commune, qui vient de tenir sa session ordinaire du 7 octobre, dénonce le retard que connaît la mise en œuvre des conventions de partenariat conclues avec différents acteurs institutionnels.
Il s’inquiète d’abord du « retard important » et du « blocage injustifié » enregistrés dans l’exécution de nombreux programmes de développement, malgré la signature d’accords engageant plusieurs partenaires publics. Les élus évoquent l’absence de suivi, la non-tenue des réunions des comités de pilotage, ainsi que le manque de coordination entre les intervenants. Selon eux, cette situation reflète « l’absence de volonté réelle » pour activer les mécanismes de gouvernance, freinant ainsi les projets de développement à Guelmim.
Le conseil de la ville pointe ainsi directement la commission de pilotage présidée par le wali de la région de Guelmim-Oued Noun et gouverneur de la province de Guelmim, Mohamed Najem Abhay, accusée de ne pas remplir son rôle de coordination. « Aucune réunion de suivi n’a été tenue », déplore le conseil, qui s’interroge sur la pertinence même de la création de ces structures.
Selon le conseil, cette inertie a paralysé la concrétisation de projets considérés comme stratégiques pour la ville, tels que la construction de la faculté de médecine et de pharmacie et du Centre hospitalier universitaire, la mise à niveau du pôle urbain Rak Al Asfar, ou encore la réhabilitation de l’ancienne médina. La commune dénonce aussi le « désintérêt » dont sont victimes certains dossiers prioritaires et un manque de visibilité quant au calendrier de leur mise en œuvre.
Autre grief formulé : l’exclusion du conseil communal de la conception ou de la localisation de projets, à l’image de l’aménagement de l’avenue Mohammed VI, décidé sans concertation avec les élus. Ces derniers fustigent également l’attitude des autorités locales, accusées d’ignorer les représentants de la population en ne les conviant pas aux cérémonies et activités officielles.
Le conseil reproche aussi aux autorités locales de lui imputer la responsabilité de retards imputables à d’autres secteurs, notamment en matière de voirie ou de raccordement aux réseaux d’eau et d’assainissement. L’un des points les plus sensibles concerne l’abandon du projet de création d’une université à Rak Al Asfar, dans le sud-ouest de la ville, pourtant approuvé depuis 2009 et inscrit dans le plan d’aménagement de la ville.
Face à ces blocages, la commune de Guelmim demande l’accélération de la signature et de la validation des conventions encore en suspens, ainsi que la convocation immédiate des comités de suivi présidés par les autorités régionales. Elle appelle les partenaires à respecter leurs engagements financiers et techniques, tout en dénonçant les « méthodes d’intimidation » exercées contre certains élus pour les dissuader de dénoncer les dysfonctionnements.
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LE POINT A 13 H

