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France
Djouhri: «Hollande et Valls faisaient la pluie et le beau temps en Algérie»

02.02.2020 à 12 H 15 • Mis à jour le 02.02.2020 à 12 H 15
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L’ex-président français François Hollande et l’ex-Premier ministre français Manuel Valls « faisaient en sous-main, la pluie et le beau temps en Algérie », a affirmé l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri dans un entretien au Soir d’Algérie publié ce dimanche.


La déclaration de Djouhri intervenait alors qu’il niait avoir de lien avec un réseau lié au pouvoir algérien. « Quel réseau ? Parlons plutôt de cases. Il fallait être dans l’une ou l’autre. Mais moi je venais ici pour me reposer et réfléchir. Pas pour intriguer », a affirmé l’homme d’affaires, dans un entretien organisé à la veille de son extradition vendredi vers la France depuis le Royaume-Uni où il était en détention depuis deux ans.


« Le système de Bouteflika n’était pas tissé en réseau mais plutôt bâti en forteresse. Pour moi un monde étranger en raison de son lien énorme avec le gouvernement de Hollande et de Valls », a expliqué Alexandre Djouhri, affirmant que « ces deux-là, en sous-main, faisaient la pluie et le beau temps en Algérie. » « C’est dire que je n’étais pas toujours le bienvenu », a-t-il souligné.


« Hollande et Valls — et leur porte flingues — voulaient m’éjecter, en France, du monde des affaires, celui du CAC 40, où je compte de nombreux amis qui m’écoutent souvent. Leur but étant de placer leurs pions et de déployer leurs intrigues », a par ailleurs fait savoir l’homme d’affaires, mis en examen en France dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.


François Hollande était président de la France entre 2012 et 2017, tandis que Manuel Valls a occupé le poste de Premier ministre de 2014 à 2016.


L’ex-président français avait affirmé lors de sa visite à Alger au sujet du président Bouteflika, affaibli par la maladie, qu’il faisait preuve d’une « grande maîtrise intellectuelle » et qu’il était « rare de rencontrer un chef d’Etat qui a cette alacrité, cette capacité de jugement ».


Alexandre Djouhri a également affirmé durant l’entretien accordé au quotidien algérien n’avoir « jamais eu d’activité industrielle ou économique » en Algérie. « Pour moi, l’Algérie, c’est les amis et la famille », a-t-il soutenu.


« J’ai fait toutefois une seule exception à titre amical, j’ai accompagné Ali Haddad à Djibouti en vue de construire un pipe, de Djibouti à Addis-Abeba, Ali Haddad n’était pas en mesure de réaliser ce projet car son usine de pipes n’était pas en capacité de production », a indiqué l’homme d’affaires. « Il s’agissait d’aider une connaissance algérienne à intervenir sur un marché prometteur africain, mais je n’ai jamais fait d’affaires en Algérie », s’est-il défendu.


Alexandre Djouhri a également commenté la victoire d’Abdelmadjid Tebboune lors du dernier scrutin présidentiel, estimant qu’il s’agit d’une « très bonne nouvelle ».


« C’est un homme d’expérience qu’il faut laisser travailler. Et même soutenir. C’est un homme de paix, expérimenté. S’il parvient à réaliser 75 % de son programme, ce sera magnifique. Mission accomplie. Je le soutiens et le soutiendrai », a affirmé Djouhri.


Cet homme d’affaires est poursuivi en France pour « faux et usage de faux », « corruption active », « complicité de détournement de fonds publics par une personne chargée d’une mission de service public », « blanchiment de corruption active et passive en bande organisée », ou encore « recel de détournement de fonds publics par une personne chargée d’une mission de service public ».

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