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Energie
Face aux exigences de l’Algérie, l’Espagne met en place un système de garantie d’origine du gaz expédié au Maroc

08.05.2022 à 13 H 37 • Mis à jour le 08.05.2022 à 13 H 37
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Le ministère de la transition écologique espagnol a ordonné à Enagás, opérateur et gestionnaire du système gazier espagnol, de créer un système de garanties d’origine pour le gaz importé par Madrid, révèle la presse spécialisée ibère, confirmant ainsi les informations qui circulaient sur l’exigence d’Alger d’un verrouillage de ses contrats.


« Les quantités de gaz naturel algérien livrées à l’Espagne, dont la destination n’est autre que celle prévue dans les contrats, seront considérées comme un manquement aux engagements contractuels. Cela pourrait donc conduire à la rupture du contrat qui lie Sonatrach à ses clients espagnols », avait prévenu le gouvernement algérien dans un communiqué.


Ceci est confirmé par des sources d’Enagás qui confirment travailler déjà sur la nouvelle procédure afin de garantir l’origine du GNL acheté par le Maroc devant être injecté dans le réseau gazier espagnol puis exporté vers le Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe.


C’est avec ce système de garanties que le gouvernement espagnol veut satisfaire l’Algérie et lui donner ainsi la sécurité qu’aucune molécule de gaz que Sonatrach fournit à l’Espagne ne se retrouve au Maroc, rapportent les mêmes sources.


La ministre espagnole Teresa Ribera avait assuré de son côté que l’accord avec le Maroc sera accompagné de « la publication de l’origine de ce gaz et le lieu où ce gaz est déchargé afin d’être sûrs que le volume, l’origine et la destination sont conformes à cet engagement envers l’Algérie ».


Aussi afin d’offrir cette transparence et d’assurer l’origine et la destination du GNL que le Maroc contracte sur les marchés internationaux, le gouvernement a ordonné à Enagás de travailler le plus rapidement possible sur ce système de garanties d’origine.


On s’attend à ce que dans les semaines à venir cette nouvelle procédure soit approuvée pour satisfaire l’Algérie et ainsi pouvoir exporter du gaz vers le Maroc, ajoutent les sources espagnoles.


Pour rappel, l’Algérie a réduit son approvisionnement gazier vers l’Espagne par le gazoduc MedGaz de 25 % selon les dernières données quotidiennes de l’entreprise énergétique espagnole, Enagás.


Les préparatifs de l’inversion du flux gazier sont finalisés. Enagás a effectué des premiers tests de flux inversés qui ont été concluants. Mais pour l’instant, les informations demeurent contradictoires sur la conclusion de contrats par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) qui cherche à alimenter ses centrales électriques de Tahaddart et Ain Beni Mathar qui tournaient grâce au gaz transitant par le GME et coupé unilatéralement par Alger fin octobre. Quelques fournisseurs de GNL auraient répondu à une consultation restreinte pour fournir du GNL tels que Qatargas, Repsol ou encore ACNOC.


Cette réduction de gaz en défaveur de l’Espagne pourrait trouver son origine au-delà de la crise politique algéro-marocaine. Comme nous le rapportions, un cabinet de conseil réputé proche d’Alger avait émis une théorie, celle que l’Algérie gagnerait bien plus à rompre ses contrats gaziers avec l’Espagne. En effet, Alger évite le marché spot depuis 2005 et préfère les contrats à long terme.

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