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Crise politique
Italie: Matteo Renzi annonce sa démission après la victoire du « non » au référendum constitutionnel

05.12.2016 à 02 H 06 • Mis à jour le 05.12.2016 à 15 H 43 • Temps de lecture : 1 minutes
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Les Italiens ont rejeté le projet de réforme constitutionnelle défendue par le président du Conseil. Selon des résultats partiels portant sur plus de la moitié des bureaux de vote, le non l'emporterait à plus de 60%

Les Italiens ont massivement dit « non », dimanche 4 décembre, au référendum portant sur la réforme constitutionnelle voulue par Matteo Renzi. Le chef du gouvernement italien a annoncé en conséquence qu'il présenterait sa démission dès lundi, lors d'une allocution prononcée un peu plus d'une heure après la clôture du scrutin et les premières estimations annonçant sa défaite.

Le scrutin a porté sur une réforme constitutionnelle qui prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat et de ses membres, une limitation des prérogatives des régions et la suppression des provinces et du Conseil national de l’économie et le travail (CNEL). Après l'annonce de la démission de Renzi, la main passe donc selon les dispositions de la Constitution, au président de la République Sergio Matarella. Mais, il n'est pas tout à fait certain que ce dernier convoquera de nouvelles élections. Compte tenu du délai assez court d'ici au prochain scrutin législatif prévu en février 2018, il peut demander à Renzi de rester au pouvoir pour gérer les conséquences du rejet de la réforme constitutionnelle, notamment l'établissement d'une loi électorale sénatoriale. Il peut aussi nommer, dans ce sens, un gouvernement "technique", fait assez courant en Italie, en vue de préparer le scrutin de 2018. La démission de Matteo Renzi ouvre une période d'incertitude politique en Italie. Les populistes du Mouvement 5 étoiles (M5S) pourraient profiter de ce résultat pour se rapprocher du pouvoir. « Si le 'non' l'emporte, nous irons aux élections », n'a cessé de proclamer Beppe Grillo à longueur de meetings. Sur le plan économique, la victoire du « non » pourrait provoquer l'effondrement de Banca Monte dei Paschi di Siena, la troisième banque d'Italie, considérée comme la plus fragile des grandes institutions financières de la zone euro. L'établissement a besoin de lever des capitaux rapidement pour nettoyer son bilan. La banque pourrait y renoncer devant le risque d'instabilité de la période.

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