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Biodiversité
La mort d’un vautour de Rüppell ravive la coopération environnementale entre le Maroc et Gibraltar

28.05.2025 à 21 H 18 • Mis à jour le 29.05.2025 à 12 H 08 • Temps de lecture : 3 minutes
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La mort d'un animal en voie d'extinction a donné lieu à une coopération hors du commun entre des institutions des deux rives de la Méditerranée. En effet, après la découverte d'un vautour mort à Gibraltar, équipé d'un émetteur GPS marocain, les organisations et autorités environnementales locales se sont mobilisées pour restituer ledit émetteur à leurs homologues marocains, donnant corps à leurs liens de partenariat et illustrant l'importance qu'elles portent à la conservation des espèces.


En tentant de traverser le Détroit de Gibraltar, un vautour de Rüppell parti du Maroc n'a pas pu atteindre la côte espagnole et s’est noyé dans la région de Camp Bay, rapporte la presse gibraltarienne ce 28 mai. Son identification a été rendue possible par l'émetteur dont il était doté, apposé par le service dédié de l'Agence nationale des eaux et forêts (ANEF).


Dans le cadre d’un programme de conservation de l'ANEF, plusieurs vautours ont été équipés d’émetteurs GPS, afin de tracer et d'étudier leurs déplacements. Dans le nord du Royaume, le site d'intérêt biologique et écologique (SIBE) de Jbel Moussa a mis en place un programme de suivi du vautour de Rüppell, sous-espèce en danger critique placée sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).


L'Unité de protection et de recherche environnementale (EPRU) de Gibraltar s’est chargée de récupérer le cadavre du volatile et a remis l'émetteur à l’équipe de réhabilitation au département de l’environnement de la Société ornithologique et d’histoire naturelle de Gibraltar (GONHS), une organisation non gouvernementale (ONG) qui se consacre à la préservation des espèces animales menacées.


Le secrétaire général de GONHS, Keith Bensuan, a ainsi contacté Rachid El Khamlichi, à la tête du Centre de réhabilitation des vautours de Jbel Moussa, tandis que le ministre de l’Environnement de Gibraltar, John Cortes, a mobilisé son département pour collaborer avec la Gibraltar Morocco Business Association (GMBA). Grâce à ces coopérations entre les ONG et les organismes gouvernementaux, l'émetteur a été remis à Mounir Asrar, chef de la Zone de développement du territoire forestier au sein de l'ANEF à Tanger.


Les médias gibraltariens rapportent par ailleurs que des projets sont en cours pour renforcer la coopération entre les structures locales et marocaines, notamment en organisant des visites de part et d’autre de la Méditerranée, afin d'approfondir les efforts de conservation et mieux étudier les migrations d'oiseaux dans la région.

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