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GME
L’Algérie interdit à l’Espagne de revendre son gaz au Maroc (El Mundo)

08.11.2021 à 17 H 14 • Mis à jour le 08.11.2021 à 17 H 14
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Après avoir officialisé la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe (GME) le 31 octobre dernier, Alger interdirait désormais la revente de son gaz par l’Espagne au Maroc.


C’est ce que rapporte le quotidien espagnol El Mundo ce lundi : « Nous ne pouvons pas vendre de gaz algérien au Maroc, le gouvernement algérien l’a clairement fait savoir », avance une source anonyme affiliée à l’une des principales compagnies d’électricité espagnole. Si Endesa, Naturgy ou Iberdrola, les trois entreprises de production, distribution et de commercialisation d’électricité et de gaz en Espagne souhaitent vendre du gaz au Royaume, celui-ci ne devra pas «  provenir d’Algérie », précise la même source.


Depuis la fermeture du GME, l’Espagne s’approvisionne en gaz algérien uniquement via le gazoduc Medgaz, qui relie directement l’Algérie à Almeria avec un volume de 8 Gm3 (milliards de mètres cubes), capacité toutefois inférieure aux 13,5 Gm3 de gaz naturel qu’acheminait chaque année le gazoduc Maghreb-Europe. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a d’ores et déjà donné son feu vert pour augmenter la capacité de Medgaz de 8 à 10,7 Gm3 grâce au contrat signé entre Naturgy et l’entreprise publique algérienne Sonatrach, courant jusqu’en 2031.


Si les autorités algériennes estiment qu’il est encore possible d’augmenter de 50 % la capacité prévue de 10,7 Gm3, Alger pose toutefois ses conditions à Madrid : « Des études ont déjà été menées pour une augmentation à 16 Gm3, mais la décision finale d’investir dans l’installation ne pourra être prise que si des contrats à long terme sont signés  », a signifié dimanche le gouvernement algérien à l’agence de presse APS.  Selon El Mundo, des sources de l’industrie confirment la pression algérienne pour que l’Espagne augmente ses commandes en échange d’être un fournisseur fiable et sûr.


Le 27 octobre dernier, Teresa Ribera, la troisième vice-présidente et ministre espagnole de la Transition écologique, s’était rendue en Algérie quatre jours avant l’expiration du contrat du GME, pour tenter de trouver une solution à la fermeture annoncée de celui-ci.  L’Algérie avait officiellement décidé le 31 octobre dernier de ne pas renouveler le contrat du gazoduc, et Abdelmadjid Tebboune avait alors justifié cet acte en parlant de « pratiques à caractère hostile » de la part du Maroc.

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