S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu

Environnement
L’ANEF annonce le lancement du Parc national Dakhla-Oued Eddahab

12.12.2025 à 12 H 55 • Mis à jour le 12.12.2025 à 13 H 05 • Temps de lecture : 3 minutes
Par
La flore de la Sebkha d'Imlili à Dakhla.

L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a organisé, le jeudi 11 décembre à Rabat, une réunion de la Commission technique des aires protégées (CTAP), au cours de laquelle elle a présenté le projet de création du Parc national de Dakhla-Oued Eddahab.


Cette initiative structurante pour la conservation des écosystèmes sahariens et le développement socioéconomique de la région a pour but de concilier la protection des milieux naturels, le développement de l’écotourisme et la création d’opportunités pour les populations locales.


La rencontre a réuni des représentants des départements ministériels, des institutions partenaires, des experts ainsi que des acteurs engagés en faveur de la protection de la biodiversité. « La Stratégie Forêts du Maroc 2020-2030 place la biodiversité au cœur de l’action publique. Elle vise à constituer un réseau cohérent et résilient d’aires protégées et de parcs nationaux, capable de préserver notre patrimoine naturel, de soutenir le développement durable des territoires et de créer des opportunités économiques pour les communautés locales », a déclaré Abderrahim Houmy, directeur général de l’ANEF.


Cette réunion s’intègre de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui encourage les pays à protéger au moins 30 % de leurs espaces terrestres et marins d’ici 2030, à restaurer les écosystèmes dégradés et à promouvoir une gouvernance participative et équitable des ressources naturelles.


Les échanges ont mis en avant des progrès enregistrés au cours des dernières années : 8 nouvelles aires protégées ont été créées en 2025 sur le territoire national, portant leur nombre à 18, alors que leur superficie est passée de 772 000 hectares (ha) à 1 278 617 ha. Le Plan directeur des aires protégées (PDAP) a également fait l’objet d’une mise à jour, avec l’extension du réseau national des sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) à 197 sites, couvrant plus de 7,6 millions d’hectares (Mha).


La rencontre a également été consacrée à l’examen des Plans d’aménagement et de gestion (PAG) de 6 parcs nationaux (Ifrane, Toubkal, Tazekka, Khénifra, Haut Atlas oriental et Talassemtane), qui constituent des instruments stratégiques pour les 10 prochaines années. Objectif : la conservation de la biodiversité, la valorisation écotouristique, la prévention des pressions et des risques, et la promotion d’une gouvernance durable de ces territoires.


« La réussite de nos projets dépend également d’une mobilisation soutenue de la communauté scientifique, des partenaires techniques et financiers, et d’un dialogue continu avec les territoires. Les programmes de coopération internationale jouent à ce titre un rôle essentiel pour accompagner nos efforts en matière de gestion durable, de restauration des écosystèmes et de valorisation des services écologiques », a ajouté Abderrahim Houmy.


Enfin, l’ANEF a rappelé que plusieurs projets de gestion des parcs et des aires protégées bénéficient de financements et d’appuis techniques du Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF), de l’Union européenne (UE), de l’Agence française de développement (AFD) et d’autres partenaires engagés aux côtés du Maroc.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par
Le Desk En continu