S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu

Exploitation
Le Canadien Steadright vise la relance de la mine historique de Goundafa dans le Haut Atlas

21.10.2025 à 16 H 45 • Mis à jour le 21.10.2025 à 16 H 45 • Temps de lecture : 3 minutes
Par
Steadright Critical Minerals

La société canadienne Steadright Critical Minerals a annoncé la signature d’un protocole d’accord (MoU) en vue d’acquérir la mine polymétallique de Goundafa, située dans le Haut Atlas, à 90 kilomètres (km) au sud de Marrakech. Le groupe affirme vouloir remettre en activité ce site abandonné depuis plusieurs décennies, dans un contexte où il intensifie sa présence au Maroc.


La mine de Goundafa, qui recèle notamment du zinc, du plomb, de l’argent, du cuivre et de l’or, a été exploitée entre 1926 et 1956, avant l’arrêt des opérations à la suite des changements politiques ayant accompagné l’indépendance. Les données disponibles, « partielles » selon Steadright, font état de 2 000 tonnes de minerai extraites en 1920, affichant des teneurs élevées de 22,14 % en zinc et 11,31 % en plomb, tandis qu’à l’arrêt de l’exploitation en 1956, le volume total récupéré atteignait environ 320 000 tonnes.


Le projet couvre aujourd’hui 1 600 hectares dans le Haut Atlas. Steadright affirme que le site est actuellement entièrement autorisé, disposant d’une licence minière et environnementale, et que les veines minéralisées, fortement inclinées et affleurantes, n’auraient connu qu’une activité artisanale minimale depuis la fermeture.


Un rapport géologique publié en 2022, non conforme au standard canadien, avance l’existence potentielle de 6,62 millions de tonnes de ressources, avec des teneurs de 2,1 % en zinc, 1,8 % en plomb, 1,5 à 2,1 % en cuivre, et jusqu’à 3,5 g/t d’or dans certaines zones.


Steadright souligne, par ailleurs, que cette estimation ne porte que sur 600 mètres de profondeur, et n’intègre ni les prolongements latéraux, ni les extensions verticales plus profondes, que le rapport juge néanmoins plausibles.


« Le potentiel du site et le contexte favorable de la juridiction minière marocaine rendent cette mine historique très attractive », a déclaré le PDG de Steadright, Matt Lewis, évoquant une phase de due diligence de trois mois désormais engagée.


Le protocole signé prévoit, en cas de finalisation, un paiement de 8 millions de dollars US, assorti de l’émission d’actions ne dépassant pas 9 % du capital de l’entreprise, ainsi que le versement d’un dépôt non remboursable de 500 000 dollars US. La future exploitation serait soumise à une redevance de 1 % sur les métaux vendus (NSR).


L’annonce sur Goundafa intervient alors que Steadright a déjà engagé un autre projet minier au Maroc. Le 25 juillet, la société a lancé une évaluation économique préliminaire (PEA) pour le TitanBeach Titanium Sands Project, dans la région de Cape Juby, au nord de Tarfaya, suite à une lettre d’intention signée le 18 juin avec NSM Capital. Le projet porte sur 160 km² de sables côtiers riches en dioxyde de titane (TiO₂), un minéral classé critique par les États-Unis, le Canada et l’Union européenne.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par
Le Desk En continu