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Précipitations
Le Maroc déclare la fin de 7 années de sécheresse après des pluies hivernales exceptionnelles

12.01.2026 à 18 H 49 • Mis à jour le 13.01.2026 à 10 H 55 • Temps de lecture : 3 minutes
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Une jeune fille sous la pluie dans une rue de Rabat.

Après sept années consécutives de déficit hydrique, le Maroc sort officiellement de la période de sécheresse, rapporte Reuters. L’annonce a été faite lundi 12 janvier par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, devant les membres du Parlement, à la faveur d’un hiver marqué par des précipitations nettement supérieures aux normales saisonnières.


Selon les données communiquées par le ministre, les cumuls pluviométriques enregistrés depuis le début de l’hiver affichent une hausse de 95 % par rapport à la même période de l’année précédente et dépassent de 17 % la moyenne saisonnière. Cette amélioration sensible s’est traduite par une remontée rapide des réserves hydrauliques. Le taux moyen de remplissage des barrages atteint désormais 46 %, tandis que plusieurs grands ouvrages stratégiques ont retrouvé leur pleine capacité, d’après les chiffres officiels.


Cette évolution marque un tournant majeur après une longue période de stress hydrique qui avait profondément affecté l’économie et le tissu social du pays. La succession de sept années de sécheresse avait entraîné un épuisement préoccupant des réserves en eau, une chute des récoltes céréalières – en particulier du blé –, une réduction significative du cheptel national et des pertes massives d’emplois dans le secteur agricole. Elle avait également conduit les autorités à instaurer des restrictions d’eau dans plusieurs régions et à accélérer la réorientation de la politique hydrique nationale.


Les pluies de cet hiver apportent ainsi un répit bienvenu au monde rural et au secteur agricole, fortement éprouvés par les limitations d’irrigation imposées ces dernières années. Elles offrent aussi une marge de manœuvre temporaire dans la gestion des ressources en eau, même si les autorités soulignent la nécessité de maintenir une approche prudente et structurelle face aux effets durables du changement climatique.


Dans ce contexte, le gouvernement confirme le maintien de sa stratégie de diversification des sources d’approvisionnement. Le Maroc ambitionne de couvrir 60 % de ses besoins en eau potable à partir du dessalement de l’eau de mer à l’horizon 2030, contre un objectif initial de 25 %. Cette montée en puissance des capacités de dessalement vise à réserver prioritairement l’eau des barrages aux régions de l’intérieur et aux usages agricoles, avait précisé Nizar Baraka lors d’un entretien accordé à Reuters en décembre.


Si la fin de la sécheresse marque une inflexion positive, les autorités rappellent que la résilience hydrique du pays repose désormais sur des investissements lourds et une gestion durable de l’eau, afin de limiter l’impact des cycles climatiques de plus en plus extrêmes auxquels le Maroc reste exposé.

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