AfriqueLe président Ali Bongo « en résidence surveillée » au Gabon, non en fuite au Maroc
Alors que des rumeurs le disaient au Maroc, le président Ali Bongo Ondimba est actuellement en « en résidence surveillée » au Gabon, « entouré de sa famille et de ses médecins », ont annoncé les putschistes à la télévision.
Certaines voix opposantes gabonaises affirmaient que « Ali Bongo est réfugié au Maroc depuis 2 jours, craignant une grosse rébellion de la population ».
[COUP D’ÉTAT AU GABON 🇬🇦]
Des informations diverses nous parviennent directement , certaines nous affirmant qu’Ali Bongo est réfugié au Maroc 🇲🇦 depuis 2 jours, craignant une grosse rébellion de la population, d’autres stipulant qu’Ali Bongo a été placé sous résidence… pic.twitter.com/mT8pgmulsN
&mdash Kemi Seba Officiel (@KemiSeba1) August 30, 2023
Cependant, le président gabonais, qui a été réélu avec plus de 64 % des voix, serait en réalité en « résidence surveillée ». Son fils quant à lui a été arrêté pour « haute trahison », selon un communiqué lu à la télévision d'État par les militaires membres du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI), cité par l’AFP.
🚨Coup #Gabon : President Ali Bongo placed under house arrest and several dignitaries of the former regime arrested
The new power has just announced the house arrest of former President Ali Bongo of Gabon, surrounded by his family and doctors. Several senior leaders have also… pic.twitter.com/5oyCxAqCXU
&mdash Mboko Drill 🇨🇲🇧🇷 (@tedbradon) August 30, 2023
Depuis, les réactions de la communauté internationale s’enchaînent. La Chine a appelé « les parties concernées » à « garantir la sécurité » du président Ali Bongo et à « agir dans l’intérêt fondamental du peuple gabonais ».
Pour sa part, la France a condamné le « coup d’État militaire en cours » et dit suivre « avec la plus grande attention » la situation au Gabon. « La France souhaite que le résultat de l’élection soit respecté », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, dans une conférence de presse.
Pour rappel, un groupe d’une douzaine de militaires ont pris d’assaut la télévision nationale, annonçant l’annulation des élections et la dissolution de toutes les institutions de la République. « Nous avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place », ont déclaré les militaires pour qui il est question « d’une gouvernance irresponsable, imprévisible, qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale risquant de conduire le pays au chaos ».
Le principal opposant, Albert Ondo Issa, qui a recueilli officiellement 30,77 % des voix, a dénoncé lors du dépouillement « les fraudes orchestrées » lors du scrutin. La polémique a même touché le Maroc, où de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des citoyens gabonais ont éclaté, samedi 26 août, devant et à l’intérieur de l’ambassade du Gabon au Maroc où se déroulait le dépouillement.
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