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Éducation
Le taux de préscolarisation des enfants est passé à plus de 70% en 2025

25.12.2025 à 19 H 14 • Mis à jour le 26.12.2025 à 14 H 44 • Temps de lecture : 3 minutes
Par et
Des enfants dans une classe de préscolaire d'une école à Fnideq.

L’accès à l’enseignement préscolaire au Maroc a connu une amélioration notable entre 2015 et 2025, avec un taux de préscolarisation des enfants âgés de 4 à 5 ans passé de 50,2 % à 70,4 %, a indiqué, le jeudi 25 décembre à Rabat, Hicham Aït Mansour, directeur de l'Instance nationale d'évaluation relevant du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS).


Depuis le lancement du programme de développement et de généralisation du préscolaire 2018-2028, des progrès significatifs ont été constatés, particulièrement en milieu rural où le taux est passé de 36,3 % à 75,6 %, dépassant même celui du milieu urbain, note le Rapport de l'évaluation du préscolaire au Maroc pour l’année scolaire 2024-2025.


Le nombre d’unités publiques du préscolaire est ainsi passé de 6 185 à 23 182 entre les années scolaires 2018-2019 et 2024-2025, tandis que celui des unités non structurées a reculé de 18 882 à 4 946 unités. Le budget public alloué à l’enseignement préscolaire a quant à lui plus que doublé entre 2019 et 2025, passant de 1,13 milliard de dirhams (MMDH) à environ 3 MMDH, avec un glissement progressif du poids des dépenses de l’investissement vers le fonctionnement.


Initié par l’Instance nationale d’évaluation auprès du CSEFRS, ce rapport examine l'état du préscolaire au Maroc pour l’année scolaire 2024-2025, en partenariat avec l’UNICEF. Il s’est employé à établir un état des lieux de l’enseignement préscolaire, en s’appuyant sur l’examen de la qualité des environnements d’apprentissage, des conditions d’accueil et des pratiques pédagogiques, ainsi que sur l’analyse des compétences socio-émotionnelles et cognitives et des fonctions exécutives développées par les enfants à la fin du préscolaire.


Le rapport identifie également les défis à relever, notamment les disparités entre les zones rurales et urbaines dans la qualité des apprentissages, la nécessité d'améliorer les infrastructures et les installations sanitaires, le renforcement de la gouvernance et du financement du secteur, l'unification et l'application des normes de qualité, notamment en matière de formation et de qualification des éducateurs et des éducatrices, ainsi que l'amélioration de leurs conditions sociales et économiques.


Outre ces défis, le rapport fait état de la persistance des disparités territoriales et sociales en matière d’accès et de qualité des apprentissages, la limitation des pratiques pédagogiques interactives au sein des classes, la fragilité de l’inclusion des enfants en situation de handicap et l'hétérogénéité des conditions de travail et de l’encadrement professionnel des éducatrices et éducateurs, notamment dans l’enseignement public et non structuré.


L'évaluation a contenu des recommandations du CSEFRS pour l'amélioration du préscolaire au Maroc, notamment la consolidation de la qualité, la gouvernance et le pilotage institutionnel, le soutien du rôle des collectivités territoriales dans le cadre de la régionalisation avancée, le renforcement de la professionnalisation des éducatrices et éducateurs par l’amélioration des conditions de travail, la stabilité professionnelle, la formation initiale et continue.


Cette étude a porté sur 180 unités d'enseignement préscolaire, publique, privée, en partenariat et non structurée, avec une population cible de 871 enfants, 180 éducatrices et éducateurs, 180 responsables d'établissements, 624 parents, ainsi que 180 séances d'observation en classe.

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