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Finances publiques
Malgré des recettes fiscales en hausse, le déficit budgétaire à fin août se creuse à 54,1 MMDH

12.09.2025 à 17 H 45 • Mis à jour le 12.09.2025 à 17 H 45 • Temps de lecture : 3 minutes
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Le siège de la Trésorerie générale du Royaume (TGR), à Rabat

La situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 54,1 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2025, contre 32,9 MMDH un an auparavant, selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Ce déficit tient compte d’un solde négatif de 2,5 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et d’un solde négatif de 1,4 MMDH des services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA), précise la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques.


Les recettes ordinaires brutes ont augmenté de 18,7 % à fin août, pour s’établir à 271,7 MMDH, tandis que les dépenses ordinaires émises ont progressé de 16,5 % à 252 MMDH, dégageant ainsi un solde ordinaire positif de 19,7 MMDH. La progression des recettes ordinaires s’explique par la hausse des impôts directs (+25,9 %), des droits de douane (+3,6 %), des impôts indirects (+11,4 %), des droits d’enregistrement et de timbre (+6,7 %) et des recettes non fiscales (+31,2 %).


S’agissant des recettes douanières nettes, celles-ci se sont établies à 65 MMDH, en hausse de 8,3 % par rapport à la même période un an auparavant. Ces recettes, provenant des droits de douane, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation et de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques, tiennent compte de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 63 MDH.


Dans le détail, les recettes nettes des droits de douane ont atteint 10,827 MMDH, en hausse de 3,7 %, tandis que les recettes nettes provenant de la TVA à l’importation se sont établies à 40,534 MMDH, en progression de 7,1 %. Quant aux recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques, elles ont atteint 13,635 MMDH, en hausse de 16,1 % en glissement annuel, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 41 MDH.


Les dépenses émises au titre du budget général ont atteint 360,2 MMDH à fin août, en hausse de 6,7 % par rapport à leur niveau à fin août 2024, en raison de la progression de 17,7 % des dépenses de fonctionnement et de 7,3 % des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 17,8 % des charges de la dette budgétisée. Concernant les charges d’intérêts de la dette, elles se sont élevées à 33,8 MMDH (+9,3 %), à la suite d’une augmentation de 14,6 % des charges d’intérêts de la dette intérieure (27,6 MMDH contre 24,1 MMDH) et d’une diminution de 9,6 % de celles de la dette extérieure (6,2 MMDH contre 6,8 MMDH).


Les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable, se sont élevés à 574,8 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 59 % contre 63 % à fin août 2024, avec un taux d’émission sur engagements de 86 % contre 85 % un an auparavant. Les émissions de dépenses au titre de la compensation se sont, quant à elles, établies à 6,5 MMDH, en baisse de 19,2 % en glissement annuel. Ces émissions représentent un taux de réalisation de 38 % du total des prévisions de la loi de finances 2025.

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