EconomiePLF 2026 : le gouvernement table sur une croissance de 4,5% et un déficit à 3,5% du PIB
Dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances 2026 et de la programmation budgétaire triennale 2026-2028, le gouvernement entend poursuivre résolument la mise en œuvre de son programme de réformes. C’est ce qu’a affirmé, jeudi 24 juillet à Rabat, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, lors d’un exposé devant le Conseil de gouvernement.
Ce processus de réformes, a-t-elle souligné, s’inscrit dans un cadre de développement global et intégré, avec pour objectif central de renforcer la convergence des politiques publiques. Il s’agit notamment de consolider les piliers de l’État social à travers plusieurs chantiers structurants, dont l’achèvement du processus de généralisation de la protection sociale, la réforme du système national de santé, ainsi que le soutien à l’investissement et à l’emploi.
L’intervention de Nadia Fettah a également porté sur l’exécution en cours de la loi de finances 2025. Celle-ci s’inscrit dans une conjoncture où le maintien des équilibres macroéconomiques demeure une priorité, tout en garantissant l’aboutissement des chantiers stratégiques engagés et le respect des engagements pris dans le cadre du programme gouvernemental.
Sur le plan économique, la ministre a fait état d’un niveau de résilience notable de l’économie nationale face aux turbulences extérieures. Selon les projections actualisées du gouvernement, le taux de croissance du PIB devrait atteindre 4,5 % en 2025, soutenu principalement par la dynamique continue des secteurs non agricoles. Ce rebond marquerait ainsi la troisième année consécutive de consolidation de ces activités.
Lors du point de presse tenu à l’issue du Conseil de gouvernement, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole de l’exécutif, Mustapha Baïtas, a précisé que cette performance attendue repose sur les réformes structurelles en cours, ainsi que sur une stratégie ciblée de stimulation de l’investissement public et privé.
En dépit de cette trajectoire favorable, Nadia Fettah a rappelé que le contexte international reste grevé par des incertitudes persistantes, en raison de la multiplication des tensions géopolitiques et du ralentissement généralisé de l’économie mondiale. Dans ce climat, l’État entend intensifier ses efforts de mobilisation des ressources intérieures, tout en assurant un suivi rigoureux de l’exécution budgétaire.
Objectif annoncé : parvenir à contenir le déficit à 3,5 % du PIB d’ici fin 2025, conformément aux engagements inscrits dans la loi de finances en cours. Un cap jugé réaliste par l’exécutif, à condition de maintenir la discipline budgétaire et de soutenir la dynamique des réformes en profondeur, dans tous les secteurs porteurs pour l’avenir du pays.
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