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Felipe González taclé en Espagne après son éloge à la marocanité du Sahara

11.03.2018 à 19 H 22 • Mis à jour le 11.03.2018 à 19 H 24
Par Kenza Filali

L’ancien Premier ministre espagnol Felipe González a fait l’éloge de « l’intégrité territoriale du Maroc », en se référant à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, dans un discours prononcé lors de l’hommage à Abderrahmane Youssoufi, a rapporté en fin de semaine dernière l’agence EFE.


Youssoufi, 94 ans a reçu cet hommage au théâtre Mohammed VI de Rabat lors de la présentation de ses mémoires politiques en présence de quelques invités étrangers de marque dont Felipe González, le diplomate algérien Lakhdar Ibrahimi (ancien médiateur en Syrie) ou l’Egyptien Mohamed Fayeq, qui préside un organisme des droits de l’homme dans son pays.


Gonzalez, qui était le seul non-arabe parmi les invités a fait un discours dithyrambique sur la carrière politique de Youssoufi pour son « engagement noble ». En le décrivant ainsi, l’Espagnol a dit qu’il était « un homme complet » qui a combattu « pour l’indépendance de son pays, pour sa souveraineté et pour son intégrité territoriale ».


Ce n’est pas la première fois que Felipe González soutient publiquement le Maroc dans le conflit du Sahara, comme d’autres socialistes de premier plan, à l’instar de l’ancien Premier ministre Jose Luis Rodriguez Zapatero et de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.


La sortie de Gonzalez a toutefois donné l’occasion à El Mundo, journal classé à droite, de rappeler que l’ancien chef socialiste proche de son ami tangérois Youssoufi avait une « idylle avec Tanger », comme Zapatero ou Moratinos qui fréquentent Le Mirage, un des palaces les plus courus de la ville.


El Mundo ajoute pour enfoncer le clou qu’il y a quelques années, González a eu le désir de se faire construire une villa de grand luxe sur la plage de Jbila par le studio A-Cero de Joaquín Torres, connu comme étant « l’architecte des riches ». Mais son projet n’a jamais vu le jour. En 2014, Vanitatis révélait que l’homme politique espagnol, alors chahuté pour de multiples affaires, avait du se résoudre à revendre le terrain de 5000 m2, offert par Mohammed VI, au monarque d’Arabie saoudite qui y a fait construire son célèbre palais dans la ville du Détroit.

Par Kenza Filali