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Cession
La Mamounia dans l’escarcelle du groupe OCP ?

08.07.2019 à 10 H 33 • Mis à jour le 08.07.2019 à 10 H 36
Par Kenza Filali

Si la privatisation La Mamounia a été décidée fin 2018 parmi d’autres actifs détenus par l’Etat et que Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Economie et des Finances et Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank al-Maghrib, confirmaient fin novembre 2018 à Christine Lagarde, directrice du FMI, que l’Etat était décidé de se retirer des secteurs d’activité pouvant être repris par le privé, le cas du célèbre palace de Marrakech pourrait en être autrement.


De sources concordantes, une décision politique est venue écarter les offres des grandes chaînes internationales de renom qui étaient sur les rangs pour l’acquérir.


Peu rentable, La Mamounia figure sur la liste des privatisables en raison de la charge budgétaire qu’il fait peser sur son propriétaire l’Office national des chemins de fer (ONCF) par ailleurs engagé dans un vaste plan d’investissement. La notoriété de l’établissement, toujours classé au top du Condé Nast Traveler, avait attiré pour son rachat la crème de l’hôtellerie mondiale. Dans ce milieu, il se dit depuis quelques semaines que son prix d’acquisition pouvait aller jusqu’à 600 millions d’euros.


De sources bancaires, citées par la lettre d’information stratégique WanSquare, « la Mamounia était un trop beau joyau pour passer dans des mains étrangères ».


Le palace devrait, selon des sources concordantes être racheté par le groupe OCP, leader mondial des phosphates et dérivés, détenu à 95 % par l’État et à 5 % par la Banque Centrale Populaire.


OCP profiterait ainsi du remboursement de la TVA par l’État (20 milliards de dirhams) pour racheter le palace auprès de l’Office national des chemins de fer (ONCF).


Un geste de l’OCP qui serait aussi une sorte de compensation au lancement du pipeline pour le transport des phosphates qui avait privé l’ONCF d’une manne importante, ajoute ces sources faisant référence à la décision stratégique prise par Mostafa Terrab dès son arrivée à la tête d’OCP de s’affranchir du coût de transport par rail du minerai en investissant dans un slurry pipeline.


Contactée, une source autorisée au sein d’OCP a affirmé au Desk ne pas avoir d’informations sur ce dossier.


La Mamounia, dont les chiffres clés ne sont pas connus dans le détail englobe le Michlifen Resort &  Golf et le Palais Jamaï de Fès en cours de rénovation. Le groupe hôtelier s’est également vu confier début juillet la gestion du tout nouveau Marchica Lagoon Resort.

Par Kenza Filali