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Affaire Radi
Le mouvement Maan appelle «à faire bloc contre les tentatives de faire plier les plumes libres»

03.01.2020 à 12 H 11 • Mis à jour le 03.01.2020 à 12 H 11
Par La rédaction

Le mouvement Maan, « qui suivait avec consternation la poursuite judiciaire en état d’arrestation du journaliste Omar Radi » (…) se réjouit que la raison ait finalement prévalu par l’octroi de la liberté provisoire demandée par la défense », a indiqué le mouvement dans un communiqué.


« Cette décision ne doit toutefois pas nous faire oublier que l’arrestation d’Omar Radi constitue une atteinte à la liberté d’opinion et s’oppose à l’esprit et aux droits et libertés consacrés par la Constitution de 2011 ».


« Nous appelons donc toutes les forces vives du pays à faire bloc contre cette énième tentative de faire plier les plumes libres », a ajouté Maan.


« Nous l’avions à maintes fois rappelé : le débat politique, le débat d’idée, ne doivent pas conduire au tribunal. Alors que le monde est en ébullition, et que le Maghreb se cherche une voie démocratique, le Maroc doit être à la hauteur de son histoire et montrer l’exemple ».


« Depuis quelques années le constat n’a guère changé : arrestations, intimidations, campagnes médiatiques hostiles etc., la répression des opinions n’a cessé d’alimenter les peurs et la défiance vis-à-vis des institutions, conduisant à des formes de contestations de plus en plus radicales et non organisées. Ces pratiques ne sont plus malheureusement un phénomène marginal mais une volonté affichée pour faire dérailler le Maroc du sens de l’Histoire », a poursuivi la même source.


« Tout en attendant l’annulation des poursuites à l’encontre d’Omar Radi  », le Mouvement Maan « appelle les acteurs politiques, les militants des droits humains ainsi que l’ensemble des citoyens à engager prochainement un grand débat national sur la conformité des lois marocaines en vigueur régissant la liberté d’expression, avec la Constitution de 2011 ainsi que les conventions internationales dont le Maroc est signataire ».

Par La rédaction