InfluenceNeila Tazi accède à la vice-présidence du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI
La parlementaire Neila Tazi, membre du groupe CGEM à la Chambre des Conseillers et présidente de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense nationale et des Marocains résidant à l’étranger, vient d’être élue vice-présidente du conseil d’administration du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) pour le mandat 2025-2027. Cette élection consacre son parcours au sein d’une organisation internationale de référence qui réunit près de 2 000 parlementaires issus de plus de 140 pays.
Créé en 2000, le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI constitue une plateforme mondiale de dialogue et de coopération entre élus nationaux et institutions financières internationales. Il permet aux parlementaires d’échanger leurs expériences, de partager les meilleures pratiques et de renforcer leur participation aux débats relatifs aux politiques de développement. Son ambition première est de soutenir le rôle de contrôle démocratique des parlements en promouvant la transparence, la responsabilité et la redevabilité au sein des grandes institutions économiques mondiales.
Le Réseau parlementaire est indépendant et non gouvernemental, dirigé par un conseil d’administration composé de neuf membres élus et trois cooptés, représentant les différentes régions du monde. Son secrétariat permanent est basé à Paris, et son actuel conseil regroupe des parlementaires du Royaume-Uni, du Kenya, du Luxembourg, de l’Angola, du Mexique, de l’Espagne, du Sénégal et du Pakistan.
Ouvert à tous les parlementaires des États membres de la Banque mondiale disposant d’un mandat en cours, le Réseau se distingue par sa volonté de représenter les élus et leurs électeurs dans un esprit de coopération et de responsabilité partagée, indépendamment des gouvernements ou des appartenances nationales.
Neila Tazi s’y est engagée de longue date. En 2016, elle a initié la création du chapitre marocain du Réseau parlementaire, avant d’être élue en 2021 membre du conseil d’administration en tant que représentante de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Réélue en septembre 2025, elle est désormais portée à la vice-présidence, une fonction qui reconnaît son rôle moteur dans la diplomatie parlementaire marocaine et son engagement en faveur du dialogue Nord-Sud sur les politiques de développement.
Le nouveau conseil d’administration entrera officiellement en fonction le 13 octobre prochain, à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI à Washington, précédées du Forum parlementaire annuel, auquel participent traditionnellement le président du Groupe de la Banque mondiale et la directrice générale du FMI.
Cette élection intervient dans un contexte hautement symbolique : la Banque mondiale a annoncé l’installation de son nouveau siège régional à Rabat, confirmant le statut du Maroc comme hub africain de la coopération internationale. Cette décision illustre la confiance renouvelée de l’institution dans la stabilité politique, économique et institutionnelle du Royaume, ainsi que dans sa capacité à rayonner sur l’ensemble de l’Afrique du Nord et de l’Ouest.
À travers ce bureau régional, la Banque mondiale entend renforcer son accompagnement des pays de la région dans des secteurs structurants : développement durable, infrastructures, éducation et transition énergétique. En s’implantant à Rabat, elle fait du Maroc un centre opérationnel et stratégique pour la coordination de ses programmes et l’appui technique à ses partenaires africains.
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