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Sécurité routière
Permis de conduire: Abdeljalil désavoue la NARSA et offre une deuxième chance aux candidats

28.03.2024 à 14 H 22 • Mis à jour le 28.03.2024 à 15 H 35 • Temps de lecture : 2 minutes
Par Lina Ibriz

Enfin une bonne nouvelle, après près d’une semaine de tourmente pour les candidats recalés à l’examen théorique pour l’obtention du permis de conduire et les auto-écoles. Le ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, qui intervenait ce jeudi lors du point de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement, a annoncé que les personnes n'ayant pas réussi l’épreuve de ce lundi, soit la quasi-totalité des candidats, auront une deuxième chance.


Selon le ministre, les résultats de ce premier test ne seront pas comptabilisés et un deuxième examen sera organisé au profit des victimes de la nouvelle banque de questions. Abdeljalil a ainsi justifié les résultats « très bas » par le fait que « le lundi était la première journée d’adoption de la nouvelle banque ». Se voulant plutôt rassurant, le ministre a ajouté : « Nous avons analysé les réponses et compris d’où provient le problème ».


Sans pour autant étayer davantage les défaillances détectées, ni dévoiler la véritable source du problème, Abdeljalil affirme que « le problème a été résolu », avec comme preuve à l’appui le taux de réussite qui continue d’augmenter au fur et à mesure, selon lui. « Lors de la deuxième journée (mardi, ndlr), nous avons atteint un taux de 35 % de réussite, hier (mercredi, ndlr) nous avons atteint 40 %, aujourd’hui nous serons probablement aux alentours de 55 % », a-t-il détaillé, soulignant que « nous retrouverons les taux habituels de réussite à l’examen théorique d’ici la fin de la semaine  ».


Enfin, comme conseil, le ministre propose aux Marocains de ne pas appréhender cet examen comme étant une épreuve, mais plutôt « en tant que chantier de réforme du système de formation à la conduite  ».  La préparation de ce chantier, a-t-il ajouté, a pris des années pour sa conception et pour la formation des ressources humaines, en plus d’une autre année « de négociations avec les auto-écoles pour parvenir enfin à son implémentation ce lundi  ».


Cependant, ce chantier, en gestation depuis 2017, année de l’adoption de la stratégie nationale de la sécurité routière, et qui d'ailleurs peine à son tour à porter ses fruits, semble ne pas avoir eu les résultats souhaités. L’échec a été tel que les services de  l’Agence Nationale de la sécurité routière (NARSA) que dirige Benacer Boulaajoul et qui devait piloter ce projet ont dû intervenir pour réajuster les résultats de l’examen, avant que le ministre de tutelle intervienne à son tour pour calmer la colère de l’opinion publique, mais aussi des professionnels des auto-écoles.


Alors que dans ses multiples sorties médiatiques au cours des derniers jours, Boulaajoul a défendu la nouvelle banque des questions, et que dans son communiqué la NARSA a implicitement jeté la responsabilité de ce fiasco sur les auto-écoles, c’est par la tutelle qu’une solution, bien que transitoire, fut annoncée et que les problèmes dont souffre la nouvelle plateforme furent reconnus. Il s’agit de problèmes que les professionnels affirment avoir déjà pointés du doigt, mais que la NARSA a choisi d’ignorer, tout comme leurs autres remarques et doléances.

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