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Energie
Projet Xlinks : XLCC suspend son projet d’usine de câbles sous-marins en Ecosse

08.11.2025 à 14 H 14 • Mis à jour le 08.11.2025 à 14 H 14 • Temps de lecture : 2 minutes
Par Issam El Yadari
XLCC a mis en pause son projet d’usine géante de câbles au port de Hunterston, dans le North Ayrshire.

Le fabricant britannique XLCC suspend son projet d’usine géante de câbles sous-marins à Hunterston (Écosse), conséquence directe du refus du gouvernement britannique d’autoriser le projet Xlinks de connexion électrique entre le Royaume-Uni et le Maroc.


Ce revirement, décidé par le ministre de l’Énergie Ed Miliband, provoque un choc dans la filière du courant continu haute tension (HVDC) et alimente les critiques à Londres contre la stratégie énergétique du gouvernement travailliste.


XLCC engage un « reset stratégique » : réduction d’effectifs (6 licenciements), suspension des travaux préparatoires et révision de son plan industriel. L’entreprise évoque une conjoncture défavorable marquée par le report ou l’annulation de grands projets d’interconnexions et d’éolien offshore, dont Xlinks, estimé à 25 milliards de livres (MM£) et destiné à fournir 8 % des besoins électriques britanniques à partir d’énergies renouvelables marocaines.


La décision de Londres d’abandonner la négociation du contrat pour différence (CfD), puis le retrait officiel de la demande d’autorisation par Xlinks en juillet, signent un tournant. Le président exécutif Sir Dave Lewis a dénoncé un « gaspillage d’opportunité majeure » pour la transition énergétique britannique, rappelant que le projet aurait réduit de 9 % les prix de gros et de 10 % les émissions du secteur.


Pour XLCC, déjà fragilisée par la concurrence du japonais Sumitomo Electric retenu pour le projet Sea Link, le coup est rude : la priorité donnée par Miliband aux chaînes d’approvisionnement domestiques refroidit les investisseurs et repousse les commandes. L’usine d’Hunterston, censée produire des câbles HVDC pour les parcs éoliens et les interconnexions européennes, voit son avenir suspendu.


En parallèle, Xlinks prépare son plan parallèle : un projet d’interconnexion Maroc-Allemagne, baptisé Sila Atlantik, visant à couvrir 5 % de la consommation électrique allemande à l’horizon d’une décennie, via 15 GW de solaire et d’éolien et 10 GWh de stockage produits au Maroc.


Pour le piloter, Xlinks a créé à Rabat la société Morocco German Green Electricity Export (MGGE), filiale chargée de développer les infrastructures et d’assurer une interconnexion à double sens entre le Maroc et l’Europe.

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