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Nations Unies
Sahara: Petre Roman confirme sa candidature au poste d’envoyé spécial de l’ONU

12.01.2021 à 13 H 36 • Mis à jour le 12.01.2021 à 13 H 36
Par Kenza Filali

Alors que des rumeurs insistantes évoquent depuis plusieurs semaines le choix du secrétaire général des Nations Unies (ONU) de remplacer l’allemand Horst Köhler par l’ancien Premier ministre roumain Petre Roman, celui-ci a tout récemment confirmé à demi-mot sa nomination dans la presse roumaine.


Contacté par le site d’information Digi24, Roman – figure anticommuniste de la chute du dictateur Nicolae Ceausescu en 1989 – a brandi un devoir de réserve expliquant « ne pas pouvoir faire de commentaire car il s’agit d’un processus de consultation, incluant des discussions avec le Conseil de sécurité de l’ONU ».


Interrogé sur les allégations de la presse algérienne, qui voit en lui un « partisan » du Maroc dans le conflit, Petre Roman s’est de nouveau montré laconique. « Encore une fois, je ne peux pas m’exprimer car le processus est en cours ». Pour la presse roumaine, Roman « a provoqué un scandale international ». Digi24 rapporte d’ailleurs, citant des sources officielles, que « la nomination de Roman n’a pas été proposée par l’État roumain, mais qu’il s’agit plutôt du résultat d’un lobbying de l’ancien premier ministre à titre personnel ».


Les journaux algériens, particulièrement le quotidien El Watan, n’avaient pas manqué fin décembre de faire remarquer que Petre Roman est un habitué du forum Crans Montana de Dakhla. En 2018, il avait déclaré face caméra que la cité balnéaire, qui abrite aujourd’hui plusieurs représentations diplomatiques de pays ayant exprimé le soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, est un « miracle » dont il faut s’inspirer en Afrique.


Comme l’expliquait LeDesk fin décembre, la candidature de Roman pour remplacer Köhler – qui avait démissionné de son poste d’envoyé spécial du SG de l’ONU pour le Sahara occidental « pour raisons de santé » –  doit encore être acceptée par différentes parties du conflit. Cela semble aujourd’hui voué à l’échec, en raison de la proximité supposée de Roman avec le Royaume.


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