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Banque mondiale
A Washington, Neila Tazi partage un panel anti-corruption avec Norman Eisen, le « tsar de l’éthique » sous Obama

17.04.2018 à 11 H 14 • Mis à jour le 17.04.2018 à 15 H 32
Par Kenza Filali
La vice-présidente de la Chambre des conseillers et présidente du Chapitre Maroc du réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI, présente l'expérience marocaine en matière de lutte contre la corruption et le rôle du secteur privé à la réunion annuelle du réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI à Washington

Neila Tazi, vice présidente de la Chambre des conseillers et présidente du Chapitre Maroc du réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI, a participé hier à Washington à un panel consacré, en marge de la réunion annuelle du réseau, à la lutte contre la corruption sous le thème « bonne gouvernance et le rôle des législateurs » en compagnie de Sean Hogan, avocat général et directeur du département juridique du FMI, et du « tsar de l’éthique », Norman Eisen, avocat conseiller spécial du président Barack Obama. L’occasion pour elle de présenter l’expérience marocaine en matière de lutte contre la corruption, la Stratégie nationale en la matière et la récente mise en place de la Commission nationale de lutte contre la corruption.


En sa qualité d’élue de la CGEM, Tazi a été invitée à présenter le rôle du secteur privé sur la question, le rôle joué par la CGEM à travers sa « Commission éthique et bonne gouvernance » dans l’élaboration de la Stratégie nationale, mais également le pilotage par le secteur privé du programme 8 (intégrité du monde des affaires) de cette même Stratégie, le déploiement d’outils tels que la charte RSE, la promotion de la norme ISO 37001 et la participation du secteur privé dans l’élaboration des lois.


La corruption étant un frein majeur au développement, mais également à l’aide au développement, Neila Tazi a particulièrement insisté sur le rôle fondamental des parlementaires qui doivent se saisir plus fortement des prérogatives qui leur sont octroyées pour combattre radicalement ce fléau. Elle a mis en avant la dimension inclusive (gouvernement et société civile) de la Stratégie nationale.


Pour plus de transparence, Neila Tazi et Norman Eisen se sont accordés à  rappeler l’importance de la protection des personnes dénonçant les actes de corruption et le rôle des médias dans ce processus, au même titre que tous les acteurs. « La communication joue un rôle essentiel dans cette lutte et seuls des médias indépendants seront à même de jouer leur rôle dans ce dispositif qui englobe tous les acteurs de la société », a-t-elle insisté à dire.


La réunion du réseau parlementaire se tient annuellement à l’occasion des Rencontres de printemps de la Banque mondiale à Washington. Plus de 150 parlementaires représentant 65 pays y participent cette année. La délégation parlementaire marocaine est composée de Neila Tazi, de Rachid El Abdi, vice président de la Chambre des députés, de Lhou Marbouh, Conseiller parlementaire et vice président de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée, de Driss Sqalli député et président de la Commission de contrôle des finances publiques et de Lahcen Haddad, député.


A cette occasion, les parlementaires ont eu des échanges avec Christine Lagarde, directrice générale du FMI et du Dr Jim Young Kim, président du groupe Banque mondiale.

Par Kenza Filali