EP. 1
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Mauvaise pioche princière avec l’Israélien Selina
La société se présente comme l'un des plus grands exploitants au monde d'« hôtels expérientiels de style de vie pour les millennials et la génération Z ». Mais Selina Hospitality PLC, proptech d’origine israélienne fondée à Panama en 2015 et qui a entamé son introduction au Nasdaq fin octobre 2022 avec une valorisation de 1,2 milliard de dollars (MM $), n’affiche plus actuellement qu’une maigre capitalisation boursière de 64 millions de dollars (M $), après avoir atteint le pic de 4 MM $.
Selina qui a ainsi perdu 99 % de sa valeur de départ, a pourtant séduit des capitalistes chevronnés, parmi lesquels figurent le capital-risqueur et philanthrope Sir Ronald Cohen, le magnat des médias et première fortune du Royaume-Uni Len Blavatnik, le serial-investisseur israélien Gigi Levy-Weiss ou encore Adam Neumann de WeWork.
En mai 2022, soit quatre mois avant sa cotation au Nasdaq à travers une SPAC (société d'acquisition à vocation spécifique), l’entreprise des deux hommes d’affaires israéliens Rafael Museri et Daniel Rudasevski, qui comptait alors plus de 160 lieux de co-living et de co-working dans le monde, jetait son dévolu sur le Maroc qu’elle visait depuis déjà un an, avec l’ouverture de son Nomad Camp Agafay, à un jet de pierre de Marrakech. Encore grisée par ses levées de fonds pré-bourse auprès d’actionnaires privilégiés triés sur le volet, la jeune pousse de l’hôtellerie trendy ambitionnait déjà de s’implanter dans de nouveaux sites touristiques à la mode : à Dakhla et à Essaouira en 2023, tout en envisageant une expansion à Taghazout et Merzouga.
Les deux hommes d’affaires israéliens Rafael Museri et Daniel Rudasevski lors de l'introduction au Nasdaq de Selina. Crédit: DR
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