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Prison BreakL’Administration pénitentiaire fait un premier bilan de la mutinerie du centre d’Oukacha

29.07.2016 à 14 H 29 • Mis à jour le 20.08.2016 à 13 H 47
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La mutinerie et les actes de vandalisme survenus jeudi soir dans le centre de rééducation pour jeunes de Ain Sbâa à Casablanca ont occasionné des dégâts matériels importants et des blessures dans les rangs des fonctionnaires de l'établissement et des forces de l’ordre qui sont intervenus pour maîtriser la situation, a indiqué vendredi la DGAPR

Les actes de vandalisme perpétrés par des pensionnaires du Centre ont causé de grands dégâts matériels au niveau des services administratifs de l’établissement, selon un communiqué de la DGAPR, faisant état de la destruction de l’ensemble des bureaux et des équipements, à l’exception du bureau de l’Econome, y compris les documents relatifs à la gestion des affaires des fonctionnaires, les registres d’incarcération, les dossiers judiciaires des prisonniers, le bureau du suivi médical, les infrastructures sanitaires, les dossiers médicaux, les médicaments, ainsi que la destruction du réseau des communications.



Destruction de nombreux équipements

« Au niveau du centre de détention, tous les équipements d’extinction, des téléphones fixes, des dizaines de télévisions installées dans les cellules, des équipements électriques, des équipements de sport, des lits et des draps ont été détruits. De même que cinq chambres ont été incendiées au niveau de l’un des pavillons de l’établissement », indique le communiqué.



Les actes de destruction ont concerné également, selon la même source, les bureaux et les équipements du service de préparation à la réinsertion relevant de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, y compris les livres, les instruments de musique, la médiathèque, les équipements de sport, les dossiers sociaux des pensionnaires ainsi que les classes de cours.



D’importants dommages ont été occasionnés au portail principal de l’établissement, à l’ensemble des équipements de surveillance électronique (caméras et autres), ainsi qu’au parc automobile de l’établissement, indique la même source, précisant qu’un bus a été totalement incendié ainsi qu’un véhicule de transport des prisonniers.


Des blessures dans les rangs des fonctionnaires et policiers

S’y ajoute la destruction d’une ambulance, de voitures de service, de motocycles de fonctionnaires, en plus d’un camion de la protection civile et des véhicules particuliers se trouvant dans l’enceinte de l’établissement, relève-t-on.



Le communiqué fait état également « de blessures dans les rangs des fonctionnaires et des éléments des forces de l’ordre dans le cadre de l’intervention menée pour maitriser la situation et rétablir l’ordre et la sécurité au niveau de l’établissement ». Il s’agit de cinq éléments de la police, trois membres de la protection civile, six des forces auxiliaires et cinq fonctionnaires de la DGAPR. Neuf prisonniers ont été asphyxiés et évacués à l’hôpital qu’ils ont pu quitter à l’exception d’un seul cas, selon la même source.



Transfert des détenus et ouverture d’une enquête

Vu l’ampleur des dégâts constatés au niveau des différents équipements, installations, infrastructures et services de l’établissement, particulièrement dans les salles incendiées, la Délégation générale a décidé de transférer un nombre de détenus vers d’autres établissements.



A cet égard, l’administration de l’établissement, sous la supervision directe de responsables à l’Administration centrale sur place, a ouvert des canaux de communication directe avec les familles des prisonniers venues s’assurer de leur état, outre l’organisation d’une visite ouverte dans ce sens.


« La Délégation générale rappelle qu’elle mènera une enquête administrative une fois rétablis l’ordre et la sécurité au sein de l’établissement afin de déterminer les causes de ces incidents et prendre les mesures administratives qui s’imposent. De leur côté, les autorités judiciaires compétentes ouvriront une enquête judiciaire sur cette affaire », conclut le communiqué.


Dans un communiqué publié dans la soirée de jeudi en réaction à la mutinerie dans le Centre, la DGAPR a affirmé, sur la base des premières données recueillies sur place, que cette mutinerie a été exécutée suivant un plan minutieusement préparé par des meneurs qui n’ont pas hésité à incendier des lits pour provoquer la fumée dans le but d’attirer et de piéger les fonctionnaires de l’établissement, leur objectif étant de les attaquer et de sortir du quartier de détention.



Ces prisonniers ont tenté ensuite de forcer la porte en bois du lieu servant de dépôt d’armes, mais leur entreprise a échoué n’ayant pas pu de casser la grille métallique de la porte, a expliqué la délégation. Une fois sortis du quartier de détention, les mutins ont incendié et endommagé un bus de transport des prisonniers, avant de lancer des pierres contre certains fonctionnaires qui ont été légèrement blessés.


« Le parquet général a été avisé de même que les autorités locales et sécuritaires qui se sont rendues sur place, au moment où les forces de l’ordre ont encerclé l’établissement et sont intervenues à l’intérieur du quartier de détention en vue d’évacuer les groupes de prisonniers vers la cour, le but étant de maîtriser les fauteurs de trouble depuis l’intérieur », indique la MAP


« Les éléments des forces de l’ordre, appuyés par les fonctionnaires de la DGAPR des établissements voisins et sous l’encadrement de responsables de l’Administration centrale, sont parvenus à maîtriser la situation et rétablir l’ordre et la sécurité au sein de l’établissement », ajoute le communiqué.


Avec MAP

Par
Le Desk Newsroom