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Tensions PJD-IntérieurHassad répond à Ramid en évoquant « un malentendu » et en niant être impliqué dans la marche de Casablanca

18.09.2016 à 19 H 10 • Mis à jour le 18.09.2016 à 23 H 54
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Dans une communication à la presse, le ministre de l’Intérieur a estimé que le message publié sur Facebook ce matin par le ministre de la Justice est le fruit d’un « malentendu ». Il a expliqué que les circonstances de la marche anti-PJD en étaient la cause, et que son administration n’est en rien concernée par cette protestation « née d’une volonté populaire »

En réponse au message publié sur Facebook par le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, a évoqué un simple « malentendu » en lien avec la marche organisée ce matin à Casablanca. « Mustapha Ramid a eu un parti-pris envers moi et le ministère de l’Intérieur, considérant que la main de notre administration était derrière cette manifestation, ne l’ayant pas consulté au sujet de son autorisation ou pas », a-t-il déclaré à Hespress dans un message marqué par un ton convenu et une tempérance inhabituelle.


A ce sujet, le ministre a indiqué que cette manifestation est le fait d’un appel diffusé sur les réseaux sociaux, Facebook en particulier, et ce dès vendredi jusqu’à samedi dans la soirée, et qu’aucune autorisation officielle n’a été demandée à son département. « Dès l’annonce de ce mouvement de protestation, le ministère de l’Intérieur a engagé des consultations avec toutes les autorités sécuritaires », a-t-il précisé. « Nous mêmes, nous avons été surpris par la marche d’aujourd’hui » a-t-il assuré à TelQuel.


Une marche non autorisée, mais tolérée

Hassad a ajouté qu’il y a eu consensus pour ne pas faire barrage à de telles manifestations lors de cette période pré-électorale afin d’éviter tout risque de dérapage. Il a donc été décidé de ne pas l’autoriser n’ayant pas reçu de demande dans ce sens, ni non plus de l’interdire, car cela aurait nécessité de mobiliser des forces de l’ordre pour faire respecter cette décision, ce que le ministère n’a pas voulu.


Aussi, ajoute Hassad, il a été convenu de gérer la situation avec une certaine flexibilité et dans un cadre pacifié, dans le souci de permettre à « la société marocaine s’exprimer à travers toutes ses composantes ». « Ceux qui affirment que l’administration était derrière cette manifestation sont dans l’erreur », a déclaré à Hespress le ministre de l’Intérieur pour faire taire les interrogations à ce sujet. Il en veut pour preuve le « niveau de son organisation (…) qui est du fait de diverses associations ayant afflué des régions sous leurs couleurs respectives, dans le cadre des manifestations pacifiques qui ont lieu régulièrement au Maroc », a-t-il ajouté.


Mohamed Hassad a déclaré en substance à Hespress que « le cadre de travail de la Commission centrale en charge du suivi des élections dans laquelle je travaille avec le ministre de la Justice et des libertés, a toujours été celui du respect plein et mutuel, et nous avons toujours trouvé des solutions aux problèmes soulevés lors des élections communales et régionales, ou ceux posés lors de la préparation des élections législatives à venir », indiquant qu’il avait pris immédiatement attache avec Mustapha Ramid après la publication de son message sur Facebook lui assurant qu’il espérait que ce malentendu n’est qu’une phase passagère et qu’il a la conviction qu’ils continueront à travailler sereinement dans le cadre de la Commission en charge des élections « conformément aux instructions du roi Mohammed VI ».

 

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs lourdement insisté dans sa communication avec Hespress sur le fait que le ministre de la Justice et des Libertés a toute la latitude pour agir, hors de la Commission, et selon ses prérogatives, à propos de quelque manquement que ce soit concernant ces élections, en actionnant le parquet au besoin.

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Le Desk Newsroom