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DiplomatieTournée royale : la Tanzanie en quête d’opportunités économiques

23.10.2016 à 18 H 47 • Mis à jour le 23.10.2016 à 18 H 50
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L’arrivée de Mohammed VI ce dimanche à Dar Es Salam a été précédée d’un forum économique bilatéral. La Tanzanie compte bien tirer profit de l’ouverture du royaume vers la région pour l’aider à développer certains secteurs de son économie, notamment le tourisme, la finance et la construction.

Deuxième étape de la tournée royale en Afrique de l’Est, la Tanzanie accueille Mohammed VI à partir de ce dimanche. Les discussions entre le roi et le président tanzanien John Magufuli porteront sur les aspects politiques de la relation bilatérale mais également sur le développement des échanges économiques entre les deux pays.


Un premier forum économique Tanzanie-Maroc a d’ailleurs été tenu samedi à Dar Es-Salam pour réunir les deux communautés d’affaires, auquel a participé la vice-présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan et la délégation marocaine menée par la patronne de la CGEM, Miriem Bensalah-Chaqroun.


https://twitter.com/MiriemBensalah/status/789815308638887936


Pays de près de 50 millions d’habitants qui borde l’Océan Indien, la Tanzanie tire l’essentiel de ses revenus de l’agriculture et de l’exploitation minière. Elle mise également sur le développement du secteur touristique avec plusieurs sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont le parc naturel du Kilimandjaro et la vieille ville de Zanzibar, située sur l’île d’Unjuga.


 Soutien historique au Polisario

Créée en 1964 suite à la fusion de deux anciennes colonies britanniques, le Tanganyika et Zanzibar, la République unie de Tanzanie a très tôt adopté un régime socialiste proche des communistes chinois et a défendu les mouvements africains de libération, reconnaissant la RASD en 1978. Un soutien historique au Polisario qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui avec la présence d’une représentation sahraouie à Dar es-Salam, chapeautée depuis 2008 par Brahim Salem Ould Bousseif. La diplomatie tanzanienne se prononce régulièrement en faveur du droit à l’autodétermination des Sahraouis, au sein de l’Union africaine mais aussi depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU lors des débats annuels.


L'envoyé du Chef du Polisario Bachir Mustafa Sayed accueilli par le président tanzanien John Magufuli.


L’ouverture politique et économique du royaume vers l’Afrique anglophone devrait néanmoins permettre de pousser la Tanzanie à adopter une position plus mesurée sur le dossier du Sahara. Le pays a mené d’importantes réformes depuis les années 90 pour libéraliser son économie sans pour autant renier ses alliances historiques – la Tanzanie reste un des principaux alliés africains de la Corée du Nord et la Chine un de ses principaux partenaires commerciaux – et compte bien tirer profit des opportunités offertes par le royaume.


Dans des déclarations faites à la presse avant l’arrivée de Mohammed VI et relayées par l’agence MAP, le ministre tanzanien des Affaires étrangères Augustine Mahiga, qui s’était déjà rendu en visite officielle à Rabat en mars dernier, s’est dit favorable au retour du Maroc à l’UA et a affirmé que son pays s’intéresse particulièrement à « l’expertise du Maroc dans le domaine de la finance internationale, du commerce et de l’investissement ». Si les entreprises marocaines ne peuvent pas rivaliser avec leurs homologues chinoises ou occidentales pour les grands chantiers (exploration pétrolière et minière, transports), elles ont néanmoins des cartes à jouer dans les secteurs de la banque, de la construction, du tourisme et de l’agriculture.

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