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Pêche artisanaleEn marge de l’Affaire Fikri, ce que le Maroc a négocié sur les quotas d’espadon

21.11.2016 à 19 H 09 • Mis à jour le 21.11.2016 à 19 H 18
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Une forte délégation marocaine a pris part aux travaux de la 20ème réunion de l’ICCAT au Portugal la semaine dernière. Les représentants marocains ont pu renégocier avec la commission un bon nombre de points

La ville de Vilamoura au Portugal a accueilli la 20ème réunion extraordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) du 14 au 21 novembre 2016. Un événement qui a rassemblé plus de 700 délégués ou représentants des organisations issus de 45 Parties contractantes (CPC) et deux autres parties non contractantes, en plus de quelques observateurs et scientifiques. L’objet de cette rencontre est principalement lié à l’évaluation des résultats du plan de travail de 2016 ainsi que l’état actuel d’application des mesures réglementaires en vigueur.


Une importante délégation marocaine a fait le déplacement au Portugal avec en mémoire le drame terrible survenu à Al Hoceima il y a quelques semaines et le mouvement de grève des fonctionnaires syndiqués du secteur. C’est la secrétaire générale du ministère de la pêche maritime, Zakia Driouich, qui a menée l’escouade marocaine présente à Vilamoura. En plus des officiels, un bon nombre de représentants de la recherche scientifique et des représentants de la profession ont pris part aux différents travaux de cette 20ème réunion extraordinaire de l’ICCAT. C’était aussi le moment pour le Maroc de renégocier avec la Commission un bon nombre de points.


Le Maroc remercie le Japon

Il y donc du nouveau concernant les activités de pêche de l’espadon. Le Maroc a pu convaincre le Japon de lui transférer 100 tonnes de son quota d’espadon atlantique. Selon les personnes présentes, c’est la bonne conduite du Maroc qui a respecté à la lettre les mesures adoptées par l’ICCAT portant sur cette espèce, qui a plaidé en sa faveur. La délégation a aussi réussi à faire lever toutes les restrictions, proposées par l’Union européenne pénalisant les pêcheurs artisanaux marocaines en Méditerranée. Le plaidoyer de Zakia Driouich a mis l’accent sur le fait que c’est, avant tout, une activité de subsistance et que par conséquent elle doit être prioritaire conformément aux principes de l’ICCAT. Globalement, les représentants nationaux se sont opposés à la réduction des capacités de pêche qui, selon eux, allait se traduire par une réduction de nombre des navires de pêche et de facto à une perte d’un bon nombre d’emplois.


Il est à noter que l’ICCAT est une organisation de pêche inter-gouvernementale responsable de la conservation des thonidés et des espèces apparentées de l’océan Atlantique et de ses mers adjacentes. Ce qui veut dire que les recommandations adoptées par cette commission sont contraignantes pour tous les pays membres, dont le Maroc. En cas de non application ou non-conformité, les pays risquent des mesures restrictives, notamment le boycott de leurs produits de pêche à l’export.

Par @berradaelmehdi
Le Desk Newsroom