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BusinessAffaire SAMIR : British Petroleum doit rembourser 68 millions de dollars à la National Bank d’Abu Dhabi

24.11.2016 à 13 H 38 • Mis à jour le 24.11.2016 à 13 H 38
Par El Mehdi Berrada
La Haute Cour d'arbitrage de Londres vient de prononcer son jugement concernant une créance de la SAMIR transférée par le groupe pétrolier BP à la National Bank d’Abu Dhabi.

L’affaire remonte au mois d’aout 2014, quand le groupe British Petroleum a livré une cargaison de brut russe de l’Oural à la SAMIR. La National Bank d’Abou Dhabi (NBAD) a par la suite racheté 95 % de la créance que devait payer le raffineur marocain au pétrolier britannique, rapporte l’agence Reuters. Seulement, la cessation inattendue de l’activité de la SAMIR un an plus tard a tout chamboulé.


Saisie pour se prononcer sur ce litige, la Haute Cour d’arbitrage de Londres a estimé que BP n’avait pas le droit de revendre cette créance sans le consentement de la SAMIR. Or, le raffineur marocain n’était, semble-t-il, pas au courant de cette transaction passée entre BP et la NBAD. La Haute Cour d’arbitrage londonienne a donc donné le droit à la banque émiratie de réclamer au pétrolier britannique le remboursement de 68,9 millions de dollars –  plus les intérêts –  que la SAMIR n’avait pas payé. Les dirigeants de BP n’ont pas souhaité commenter le jugement, indique Reuters.


L’agence explique, par ailleurs, que les dettes de la SAMIR envers les pétroliers Glencore, Vitol et BB Energy dépassent le milliard de dollars. Les traders ont tenté, en vain, de trouver un accord avec le raffineur pour se faire rembourser. L’accord envisagé stipulait qu’ils fournissent à Mohammedia du brut en échange de la production raffinée, le temps que la dette soit absorbée. Ce ne sont pas les seules négociations qui sont tombées à l’eau : toutes les tentatives de reprise de la raffinerie ont jusqu’à présent échoué.


Le liquidateur désigné, Mohamed El Krimi, a expliqué que son comité n’accepterait que les offres prévoyant un redémarrage de la production, qui pourrait prendre plusieurs mois. De son côté Akwa Group, propriété du ministre sortant de l’Agriculture et patron du RNI Aziz Akhannouch, dont la filiale Afriquia est un des principaux distributeurs d’hydrocarbures sur le marché marocain, vient de démentir toute intention de soumettre une offre de rachat pour la raffinerie.

Par El Mehdi Berrada @berradaelmehdi
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