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JusticeBrésil: l’ancien président Lula fera face un nouveau procès pour corruption

19.12.2016 à 20 H 35 • Mis à jour le 19.12.2016 à 20 H 35
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Lula qui demeure très populaire, et huit autres personnes sont accusés de corruption et de blanchiment d’argent de concert avec le géant de la construction Odebrecht

Le juge fédéral, Sergio Moro, chargé de l’enquête « lavage rapide » sur le scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière nationale Petrobras a accepté, lundi, de nouvelles charges contre l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, portant à cinq le nombre d’affaires où il est poursuivi.


Le juge a également ordonné la mise sous scellés d’un appartement se trouvant en face à celui occupé par l’ancien chef d’Etat dans un immeuble à São Bernardo do Campo, en grande banlieue de Sao Paulo.


Surfacturations, commissions occultes et pots-de-vin

Selon le texte soumis au juge fédéral par les enquêteurs de lava Jato, Lula aurait fait partie d’un groupe qui surfacturait de 2 à 3 % les contrats signés entre le géant du BTP Odebrecht et Petrobras et empochait la différence estimée à 75 millions de réais (1 dollar = 3,5 réais).


Les enquêteurs pensent également que le fondateur du Parti des travailleurs (PT) a reçu 3,7 millions de dollars de pots-de-vin du groupe de BTP Odebrecht, sous forme d’un contrat pour la construction du quartier général de l’Institut Lula à Sao Paulo.


Le texte de l’accusation, repris par les quotidiens brésiliens, soutient également que l’appartement se trouvant face à celui occupé par Lula aurait été acheté par Odebrecht et « offert » à l’ancien président.


Suite à la décision du juge Moro, l’ancien président de gauche (2003-2010) est désormais poursuivi dans le cadre de cinq affaires pénales relatives, notamment, au trafic d’influence, au blanchiment d’argent, à une association de malfaiteurs, au détournement de fonds de la banque nationale de développement (BNDES) et à l’obtention de pots de vin d’une valeur de 3,7 millions de réais de la part d’Odebrecht


Lula qui a toujours clamé son innocence des faits qui lui sont reprochés, estime que l’acharnement judiciaire dont il fait l’objet a pour objectif de l’empêcher de se présenter aux élections présidentielles de 2018.


Selon un sondage publié la semaine dernière par l’institut Datafolha, l’ancien président de gauche obtiendrait 25 % des intentions de vote lors du premier tour des présidentielles de 2018, face à l’écologiste Marina Silva (15 %) et Aecio Neves, du Parti de la Social démocratie brésilienne (PSDB, centre droits), crédité de 11 % d’intentions de vote.

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