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Sommet de l'UAMoussa Faki Mahamat, “candidat de l’Algérie”, élu président de la commission de l’UA

30.01.2017 à 17 H 45 • Mis à jour le 30.01.2017 à 17 H 45
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Le chef de la diplomatie tchadienne Moussa Faki Mahamat, 56 ans, a été élu à la tête de la Commission de l'Union africaine dont le 28ème sommet s'est ouvert ce lundi matin à Addis-Abeba. Il succède à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma

A l’issue d’un vote marathonien de sept tours pour départager les candidats à la présidence de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, 56 ans, ministre tchadien des Affaires étrangères, a été élu à la présidence de la Commission de l’Union africaine ce lundi 30 janvier, à Addis-Abeba, en Ethiopie, lors du 28e sommet de l’organisation panafricaine. Il succédera à la Sud-Africaine Dlamini-Zuma, en poste depuis 2012.


Au dernier round, l’homme de confiance d’Idriss Deby a été élu avec 39 voix sur 54 face à son homologue kényane, Amina Mohammed. Le Sénégalais Abdoulaye Bathily, la Botswanaise Pilomina Venson-Moitoi, et l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy avaient dû jeter l’éponge. La vice-présidence de la Commission a été attribuée au candidat du Ghana, avec Thomas Kwesi Quartey.


Soutenu par une partie de l’Afrique du nord, l’Afrique centrale et les pays du Sahel, il entretient de bonnes relations avec l’Algérie qui a fait pression pour que sa candidature tardive soit couronnée de succès. Cependant, « son attitude est considérée comme conciliante avec le Maroc », explique un diplomate. Rabat devra donc s’accommoder de ce diplomate chevronné dont les priorités en matière de développement et de sécurité sont plutôt en phase avec la doctrine africaine du royaume. Moussa Faki Mahamat s’est, par ailleurs, déjà prononcé en faveur du retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine


Autre point qui devrait satisfaire le Maroc, son volontarisme contre ce qu’il considère comme des ingérences extérieures aux dossiers brûlants qui agitent la scène continentale, une vision que Rabat pourrait interpréter à sa faveur concernant la question épineuse du Sahara Occidental.


Faki Mahamat a la réputation d’un homme pragmatique, qui maitrise bien les dossiers régionaux. « Je pense que l’Union africaine a besoin d’un leadership affirmé, expliquait-il sur RFI la semaine dernière. Qui trop embrasse mal étreint. Je crois qu’il faut recentrer sur l’essentiel. Par exemple, depuis 2002, nous avons adopté aux alentours de 1 800 décisions et résolutions. Moins de 15 % ont été réellement mises en œuvre ». Sur ce plan, la présidente sortante, Nkosazana Dlamini-Zuma, en poste depuis 2012, a en effet beaucoup déçu.


Juriste de formation, il a également occupé le poste de premier ministre entre 2003 et 2005. Il est aussi considéré comme l’artisan de l’entrée du Tchad au Conseil de sécurité des Nations Unies comme membre non permanent pour la période 2014 à 2016.

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