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France-MarocAffaire Gdim Izik : des députés français au Palais Bourbon pour dénoncer « un simulacre de procès »

27.02.2017 à 16 H 09 • Mis à jour le 27.02.2017 à 16 H 09
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Trois députés français, dont le sérial-candidat à la présidentielle, Noël Mamère, organisent avec l’ACAT une conférence de presse à l’Assemblée nationale le 7 mars. Objectif : politiser l’affaire des 24 co-accusés, mobiliser l’opinion publique hexagonale et faire pression sur le Quai d’Orsay dans une logique d’ingérence

Le nouveau procès des 24 personnes arrêtées dans le cadre du démantèlement du camp de Gdeim Izik en 2010 va reprendre le 13 mars. Les députés français Noël Mamère, Jacqueline Fraysse, François Asensi et l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) « craignent qu’ils soient à nouveau condamnés à l’issue d’un simulacre de procès et enjoignent la France et l’Union européenne à rappeler au Maroc ses obligations en matière de droits de l’homme », annoncent-ils dans un communiqué diffusé ce lundi 27 février en prélude à la tenue d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale française dans la matinée du mardi 7 mars au Palais Bourbon.


Un ton très critique déjà annoncé

Une rencontre avec les médias dont le ton est déjà annoncé. Les conférenciers énumèrent une série de griefs quant à la tenue du procès devant la Cour d’Appel de Salé : « Interruptions répétées de la part des magistrats et des avocats des parties civiles, refus d’enregistrer leurs mémoires de défense, cantonnement des accusés dans une cage en verre d’où ils ne peuvent entendre les débats, refus de prendre en compte les tortures subies par les militants sahraouis… après seulement quatre jours d’audience étalés entre décembre et janvier, les irrégularités constatées posent un sérieux doute sur l’équité du procès et l’impartialité des magistrats », affirment-ils.


Lire aussi : Affaire Gdim Izik : arguties juridiques et bataille médiatique à la veille du procès


L’appui des députés français aux accusés est bien entendu d’abord de nature politique, le communiqué faisant état d’un « enjeu de taille », celui de « l’occupation et de la torture », peut-on lire dans le texte qui dénonce la « partialité de la Cour » jugée hostile « à toute invocation du droits international des droits de l’Homme ». Une ligne défendue ostensiblement par l’ACAT depuis le déclenchement de l’affaire qui lie directement le dossier judiciaire à son action en faveur des thèses du Polisario. L’association, déjà engagée dans plusieurs affaires franco-marocaines, a récemment publié une infographie qui définit le territoire du Sahara occidental comme « la dernière colonie d’Afrique » et soutenu la production d’un documentaire sur le détenu Naama Asfari.



A 68 ans, le député de la Gironde Noël Mamère, principal orateur de ce point presse à venir, qui fut présentateur de JT et détenteur du record du score d’un candidat vert à la présidentielle (5,25 % en 2002) avait claqué la porte d’EE-LV en 2013, en dénonçant la « firme Duflot-Placé ». Il a aussi marqué pour avoir célébré dès 2004 le premier mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles et pris position en faveur de la GPA. Il a récemment annoncé son retrait prochain de tous ses mandats politiques pour éviter « d’être pathétique ».

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