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DiplomatieAffaire Chaou : La Haye estime insuffisantes les garanties orales du Maroc

25.06.2017 à 02 H 02 • Mis à jour le 25.06.2017 à 11 H 36
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Après avoir jugé la décision de Rabat de rappeler son ambassadeur pour consultations « d’incompréhensible et d’inutile », les Pays-Bas, ont indiqué que la requête d'extradition de Said Chaou ne remplit ni les conditions nécessaires, ni les garanties suffisantes étant à caractère politique

Plus de précisions ont été données au soir du 25 juin sur la crise diplomatique entre La Haye et Rabat, causée par l’affaire Said Chaou.


Si la diplomatie marocaine avait rapporté que le gouvernement néerlandais était rétif à toute coopération devant mener à une extradition de Said Chaou, accusé par le Maroc d’être impliqué dans un trafic de cannabis à grande échelle et d’attiser la contestation populaire à partir de l’étranger, notamment par un soutien financier au Hirak, des sources officielles à La Haye ont déclaré au quotidien The Telegraaf que Rabat « n’a pas transmis les documents nécessaires à cet effet, ni offert toutes les garanties à une procédure régulière ».


Les mêmes sources ont indiqué que durant les dernières quarante-huit heures, « des contacts ont été établis au niveau des chefs de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères des deux pays dans la perspective de livrer le présumé trafiquant de drogue d’origine marocaine ».


Une procédure administrative incomplète

Le gouvernement néerlandais a jugé « incompréhensible et inutile » la décision diplomatique « de grande envergure », prise par le Maroc caractérisée par le rappel de son ambassadeur pour consultations. Pour rappel, celle-ci a été causée par la sortie de Said Chaou sur Facebook Live, accusant pêle-mêle le pouvoir politique marocain, le PAM et ses “mafias” .



Des garanties orales jugées insuffisantes

A La Haye, il est souligné que ce type de requête doit « normalement être rempli par la fourniture de divers documents ». Dans ce cas précis, ajoutent les sources gouvernementales bataves, cela requiert « une procédure régulière et des conditions de sécurité dans la prison ».


Ces exigences « sont d’autant plus importantes, étant donné que l’accusé serait derrière des manifestations contre le gouvernement et pourrait être ainsi puni pour des motifs à caractère politique », ajoutent les sources officielles néerlandaises citées par la presse locale.


Celles-ci ajoutent que « les formalités administratives nécessaires n’ont pas été achevées alors que le Maroc s’est contenté de vouloir offrir que des garanties orales par téléphone ». « Mais cela ne suffit pas », a déclaré une source officielle au Telegraaf.

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