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MédiasHirak : la SNRT, Medi1 TV et Med Radio épinglés par la HACA

23.07.2017 à 14 H 34 • Mis à jour le 23.07.2017 à 14 H 49
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La Haute autorité de la communication a fait état ce dimanche de trois décisions sanctionnant la couverture médiatique des événements d’Al Hoceima par la SNRT et Medi1 TV pour des images trompeuses insérées dans leurs JT, ainsi qu’à l’encontre de Med Radio pour des propos haineux proférés par un de ses animateurs

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), via son Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), a rendu public trois décisions sanctionnant par un avertissement, la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) pour les journaux d’informations diffusés les 27 et 28 mai dernier par les services télévisuels Al Oula et Tamazight et Medi1 TV, dans le cadre de leur couverture du Hirak, rapporte Yabiladi . Deux dépêches de l’agence officielle MAP ont fait état des mêmes décisions ce dimanche après-midi.


Les chaînes sont accusées d’avoir « enfreint les dispositions légales et règlementaires en vigueur ».


La HACA « déclare que la SNRT a enfreint les dispositions légales et règlementaires en vigueur [et] décide d’adresser un avertissement à la SNRT », peut-on lire dans la décision. L’organe de régulation « ordonne la notification de la présente décision à la SNRT, ainsi que sa publication au Bulletin Officiel ». Un constat similaire a été fait concernant la chaine de télévision tangéroise à capitaux mixtes.


En cause, des séquences diffusées lors de JT qui « au regard des éléments matériels disponibles, ont été prises dans un contexte différent de celui dans lequel elles ont été présentées ».


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Celles-ci « se rapportent aux actes de violence ayant eu lieu à l’occasion de l’organisation d’un événement sportif pendant l’une des journées du championnat national de football professionnel au cours du mois de mars 2017, et ne sont pas liées aux actes de vandalisme visés par le communiqué du procureur général de la Cour d’appel d’Al Hoceima. [Cela suggère] au public, que ces images et séquences font partie des faits criminels objet de la poursuite intentée contre les accusés, d’autant plus qu’elles aient été diffusées concomitamment avec des scènes d’agents de la force publique victimes d’affrontements et autres actes de vandalisme, sans que cette diffusion ne précise qu’il s’agit d’images d’archives », souligne dans sa sentence la HACA.


Par ailleurs, le CSCA informe avoir décidé, lors de sa plénière du 8 juin 2017, d’adresser une demande d’explication à Medi1 TV, qui en retour, a adressé une note « d’explications eu égard aux observations relevées ».


Sous le feu de la critique, la SNRT avait tenté de justifier la diffusion d’images décontextualisées d’affrontements concernant des échauffourées entre hooligans de deux clubs de football alors que le sujet de son reportage concernait les événements du Rif. Al Aoula s’était défendue en affirmant « n’avoir fait que relayer le communiqué du procureur général du roi près de la cour d’appel à Al Hoceima datant du samedi 27 mai ». Elle a même jugé que « les événements qu’a connus la ville sont liés et ne peuvent pas être divisés ». Le Desk, comme d’autres médias, avait fait état des troubles consécutifs aux batailles rangées entre supporters du WAC et du CRA.


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Le CSCA a émis une troisième décision concernant Med Radio. La HACA a estimé que l’animateur Mamoun Dribi «  a tenu des propos à connotation péjorative et dégradante pour la dignité humaine (…) ce qui rend l’édition de l’émission précitée en non-conformité avec les dispositions légales et règlementaires en vigueur ». Une demande d’explication à l’adresse de la radio privée casablancaise a reçu une réponse le 23 juin.


Par conséquent, la HACA a, dans sa décision, ordonné à la radio de diffuser, « au début de l’édition de ladite émission qui suivra la notification, la lecture d’un texte d’avertissement ».

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Le Desk Newsroom