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TerrorismeAprès Barcelone, nuit de terreur à Cambrils

18.08.2017 à 08 H 00 • Mis à jour le 18.08.2017 à 15 H 43
Par et
Un nouvel attentat à Cambrils (sud de Barcelone) : cinq terroristes avec des ceintures d'explosifs abattus, six civils et un policier blessés (vidéos). Un des six civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d’urgence de Catalogne sur leur compte Twitter

Six civils et un policier ont été blessés tôt vendredi quand des « terroristes présumés », dont certains portaient une ceinture d’explosifs, ont foncé dans la foule dans une station balnéaire de Catalogne (nord-est de l’Espagne), avant d’être abattus par la police, quelques heures après un attentat qui a fait 13 morts à Barcelone.


La voiture a fauché des piétons vers minuit sur la promenade de bord de mer à Cambrils, une ville touristique à 120 km au sud de Barcelone, comme la camionnette qui jeudi avait descendu en trombe les Ramblas, une grande avenue de Barcelone bondée de touristes.



Un des six civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d’urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.



Les cinq occupants de la voiture ont été tués, ont annoncé les Mossos d’Esquadra, la police régionale de Catalogne, région du nord-est de l’Espagne. Les Mossos avaient auparavant annoncé avoir abattu « quatre terroristes présumés » mais le cinquième est mort de ses blessures.


Des ceintures d’explosifs

Certains d’entre eux portaient des ceintures d’explosifs, a ajouté un porte-parole des Mossos.


« Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d’Esquadra et la fusillade a commencé », a annoncé un porte-parole du gouvernement régional.



« Entre minuit et minuit et demie, nous étions sur la promenade de la plage. Nous avons entendu des tirs et pensé ‘ça doit être des fusées’ mais c’était des coups de feu », a raconté à l’AFP Markel Artabe, 20 ans, employé dans un restaurant de Cambrils.


Artabe avait fini de travailler comme serveur à Cambrils et était sorti manger une glace vendredi quand il a entendu des tirs : juste après Barcelone, la côte catalane subissait une seconde attaque terroriste.


« Puis nous avons entendu des tirs et pensé  ça doit être des fusées …  Mais c’était des coups de feu », ajoute cet employé d’un restaurant de la cité balnéaire de 33.000 habitants, réputée pour ses étés doux, à 120 km au sud de Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne.


D’après la version d’un porte-parole du gouvernement catalan, « des terroristes présumés circulaient à bord d’une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d’Esquadra. Et la fusillade a commencé »… 


Au moins six civils et un policier ont été blessés quand le véhicule a foncé dans la foule. Un des civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d’urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.


Les cinq occupants de la voiture ont été tués, ont annoncé les Mossos d’Esquadra. Cette force de police régionale avait auparavant déclaré que ses agents avaient abattu « quatre terroristes présumés ». Le cinquième est mort des suites de ses blessures.


Situation sous contrôle

Dans la ville survolée en pleine nuit par un hélicoptère, un Parisien de 49 ans, Hassen –  son jeune fils dans les bras –  lâche quelques mots aux journalistes, avant que sa femme, bouleversée, l’incite à se taire : « On était a l’entrée du port, il y avait un restaurant avec un orchestre…  Une voiture a foncé sur un véhicule de police puis s’est renversée…  »


« C’était pan pan pan, des cris, encore des cris. Moi je me suis jeté au sol sur la plage », témoigne un autre serveur de 21 ans, Joan Marc Serra Salinas, dans un restaurant servant de refuge nocturne aux témoins du drame. « D’après ce qu’on dit ici, ceux qui ont fait (l’attaque) seraient des gens de mon âge »… 


« J’ai vu une étrangère morte d’une balle dans la tête », croit le jeune serveur Markel, alors que les autorités n’ont pas mentionné ce décès. Il dit avoir vu « deux autres personnes mortes qui semblaient être des terroristes parce qu’elles portaient des ceintures d’explosifs ».


Quelques heures après le premier attentat à Barcelone –  revendiqué par l’organisation Etat islamique -, Cambrils, comme toute la région, était en état d’alerte puisque la police recherchait le conducteur de la camionnette qui a tué 13 personnes et blessé plus d’une centaine d’autres en fonçant dans la foule.


La maire de Cambrils, Cami Mendoza, insiste sur « la rapidité et l’efficacité » de la police catalane, lors d’un point-presse improvisé dans la rue, à 05H00 heures du matin (3H00 GMT).


« Nous sommes consternés (… ) c’est une nuit longue et difficile », dit-elle, sans vouloir donner de détails sur l’attaque à la presse maintenue derrière le cordon de sécurité et empêchée d’approcher du bord de mer dont elle n’aperçoit que quelques palmiers.


Main dans la main dans la nuit, deux touristes venus de Valence, Rey Perry, 43 ans, et Rocio Ordonez, 26 ans, n’en reviennent pas que Cambrils ait pu connaître une telle violence : c’est « une localité touristique tranquille, familiale, où beaucoup se promènent avec des enfants ».


Le soleil ne s’est pas encore levé mais la maire assure : « la situation est complètement sous contrôle. Dans quelques heures, Cambrils reviendra à la normale ».


Selon le correspondant de la radio Cadena Ser, plusieurs rues de la commune étaient barrées et des gens étaient confinés dans des restaurants et des lieux de divertissement. « J’ai vu une étrangère morte d’une balle dans la tête, ses amis criaient « Help », J’ai vu aussi d’autres morts qui semblaient être des terroristes parce qu’ils portaient des ceintures d’explosifs », a confirmé un témoin.


Dans une vidéo amateur mise en ligne par un média local, on pouvait entendre plusieurs tirs d’armes à feu au milieu des sirènes de police.


« Urgent : à cause d’une opération policière à Cambrils, évitez la rue, enfermez-vous chez vous ! », avait tweeté le service d’urgences régional. « Ne vous mettez pas en danger », conseillait-il.


La police a fait savoir sur son compte Twitter qu’elle considérait cette attaque comme liée à l’attentat qui a fait 13 morts et une centaine de blessés d’au moins 18 nationalités différentes jeudi à Barcelone.


Le conducteur de la camionnette meurtrière avait réussi à s’enfuir. Mais deux suspects ont été arrêtés dans deux autres localités de Catalogne, un Marocain du nom de Driss Oukabir et un Espagnol arrêté après l’explosion d’une maison dont les occupants préparaient apparemment un engin explosif selon la police.

Par et
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