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FranceComment l’avocat Dupont-Moretti justifie les coups de casque d’El Guerrab

01.09.2017 à 17 H 06 • Mis à jour le 01.09.2017 à 17 H 06
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Après avoir asséné des coups de casque de scooter au cadre du PS Boris Faure, le député LREM des Français de l’étranger dit être lui-même en état de choc, avoir obtenu six jours d'arrêt de travail de son médecin et décidé de porter plainte contre Boris Faure « afin que cesse enfin le harcèlement et les agressions » dont il se dit l’objet

L’avocat Eric Dupont-Moretti, connu au Maroc pour être en charge des intérêts de la monarchie ou encore du chanteur Saad Lamjarred, a pris la défense du député LREM M’jid El Guerrab, alors que celui-ci a été placé en garde à vue après son altercation avec un responsable PS.


L’avocat a mis les coups infligés par M’jid El Guerrab sur le compte d’un « geste réflexe » pour se dégager d’une « emprise » qui « n’avait pas lieu d’être ». El Guerrab, est accusé d’avoir blessé à coups de casque de scooter le cadre socialiste, Boris Faure, mercredi.



« Et puis les choses se sont enchaînées en quelques fractions de secondes, voilà la réalité de ce dossier, voilà ce qu’il va à l’évidence expliquer », a ajouté l’avocat, interrogé par BFM TV.


Le député des Français de l’étranger (9e circonscription) a annoncé sur Facebook qu’il se mettait en congé du parti présidentiel et du groupe parlementaire LREM, “afin de permettre à l’enquête de se dérouler de la manière la plus sereine possible”  « Je souhaite naturellement le rétablissement le plus rapide à M. Faure », ajoute M’jid El Guerrab.



LREM avait condamné jeudi dans un communiqué « les actes de violence commis à l’encontre de Boris Faure » et adressé également ses souhaits de rétablissement au premier secrétaire de la Fédération socialiste des Français de l’étranger.


« Si les circonstances de cette altercation doivent encore être précisées, aucun comportement ne saurait justifier des actes de violence », avait déclaré le parti d’Emmanuel Macron.


Selon le PS, qui a également condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes, les coups ont été « d’une violence telle » que les pompiers ont dû transporter en urgence à l’hôpital Boris Faure, « où il a dû subir une opération chirurgicale ».


Le parti de Boris Faure a cependant reconnu que les circonstances de l’altercation restaient à éclaircir.


Une enquête pour violences aggravées est en cours depuis mercredi soir. Bien que toujours hospitalisé, Boris Faure a été entendu par les enquêteurs vendredi matin, a-t-on précisé de source judiciaire à Reuters.


M’jid El Guerrab, qui a lui-même appartenu au PS, a déclaré jeudi sur Facebook « avoir été violemment pris à partie » par Boris Faure alors qu’il rejoignait un ami près de son domicile.



« J’étais sur la terrasse d’un café (… ) lorsque j’ai vu Boris Faure traverser la route et se diriger vers moi. C’est lui qui m’a apostrophé et non l’inverse », a-t-il raconté.


Il précise que leurs relations se sont détériorées fin 2016, après sa décision de quitter le PS pour rejoindre En Marche !.


« Dès lors, Boris Faure n’a cessé de me harceler, au moyen de multiples supports de communication, m’accusant d’avoir trahi le parti et me menaçant durant la campagne législative », explique-t-il. « Boris Faure a multiplié les invectives, allant jusqu’à me menacer de me mettre à mort voilà plusieurs mois. »


Dans un texte publié sur les blogs de Mediapart, Boris Faure accusait en mai M’jid El Guerrab d’avoir rejoint En Marche ! par « opportunisme », après avoir vu qu’il ne pourrait remporter la primaire locale face à Didier Le Bret. Pour M’jid El Guerrab, cette primaire était une « mascarade » dont le résultat était écrit d’avance.


Il accuse également le responsable socialiste de l’avoir interpellé mercredi soir avec la volonté d’en découdre.


« Il m’a agressé verbalement et physiquement en me tordant le poignet », raconte-t-il. « Il serrait de plus en plus fort ce qui m’a fait peur et m’a fait réagir violemment. »


Dans son long message, il dit regretter d’avoir répondu physiquement à ce qu’il juge avoir été une agression de Boris Faure et présente ses excuses au responsable socialiste.


Il dit être lui-même en état de choc, avoir obtenu six jours d’arrêt de travail de son médecin et décidé de porter plainte contre Boris Faure « afin que cesse enfin le harcèlement et les agressions » dont il se dit l’objet.

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