Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

IrakMassoud Barzani renonce à être président du Kurdistan irakien

29.10.2017 à 16 H 03 • Mis à jour le 29.10.2017 à 16 H 05
Par et
Le président du Kurdistan irakien, grand architecte du récent référendum d’indépendance a adressé dimanche une lettre au Parlement de la région autonome, un mois après le référendum d’indépendance dans laquelle il renonce à la présidence

Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a annoncé dimanche 29 octobre dans une lettre adressée au Parlement de la région autonome qu’il ne sera plus président « après le 1er novembre », sur fond de crise sans précédent entre Erbil et Bagdad. « Après le 1er novembre, je n’exercerai plus mes fonctions et je refuse que mon mandat soit prolongé », affirme-t-il dans cette missive, dont l’AFP a obtenu une copie.


« Changer la loi sur la présidence du Kurdistan ou prolonger le mandat présidentiel n’est pas acceptable », poursuit le dirigeant, grand architecte du récent référendum d’indépendance, qui a débouché sur la perte par les Kurdes de la quasi-totalité des territoires qu’ils revendiquaient en dehors de leur région autonome.


L’opposition, notamment le parti Goran qui plaide pour la démission de Barzani et un « gouvernement de salut national », s’oppose à la répartition des pouvoirs proposée par les grands partis kurdes, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et son rival de l’Union patriotique kurde (UPK), ont indiqué des députés.


Un mandat renouvelé pour deux ans

Le mandat de Barzani, premier président élu de la région autonome, avait expiré en 2013. Il avait été prolongé de deux ans par le Parlement puis s’était poursuivi sans élection ni décision formelle face au chaos engendré par l’offensive de l’organisation Etat islamique (EI) en Irak.


Le Parlement kurde a récemment gelé les prérogatives de Barzani à la suite des conséquences désastreuses du référendum d’indépendance qu’il a initié. Cette consultation, où le « oui » l’a largement emporté, a créé une crise sans précédent entre Bagdad et Erbil.


Bagdad a envoyé ses troupes reprendre le contrôle de toutes les zones situées hors de la région autonome où les Kurdes avaient étendu leur emprise depuis 2003, dont la riche province pétrolière de Kirkouk qui aurait pu assurer la viabilité économique d’un hypothétique Etat kurde.


Erbil n’a en outre pas obtenu le soutien international qu’il espérait concernant le référendum sur l’indépendance.

Par et
Le Desk Newsroom