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DiplomatieCEDEAO : un quintet pour décider de l’adhésion du Maroc

18.12.2017 à 00 H 06 • Mis à jour le 18.12.2017 à 00 H 35
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La session ordinaire de l’organisation tenue le 16 décembre à Abuja, a décidé qu’un comité formé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian devra plancher sur l’étude d’impact de la candidature du Maroc à la CEDEAO. Aucun délai n’a été fixé. Le « sommet extraordinaire » évoqué par la presse pour début 2018 n’a pas été évoqué dans le communiqué final

L’adhésion à part entière du Maroc à la CEDEAO, de la Tunisie en qualité d’observateur et de la Mauritanie comme membre associé, seront tributaires « d’un comité (mis en place par le sommet) composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian pour adopter les termes de références et superviser l’étude approfondie des implications de cette adhésion », annonce un communiqué sanctionnant les travaux de la 52è session ordinaire de l’organisation panafricaine tenue le 16 décembre à Abuja, au Nigéria, et à laquelle le roi Mohammed VI n’a finalement pas participé.


Aucune mention spécifique n’a été faite concernant la tenue d’un sommet extraordinaire début 2018 dédié au sujet, en présence du Roi Mohammed VI, comme l’avait annoncé « une source autorisée » à Medias24 et Telquel.ma. La même source indiquait que cette étude avait été « finalisée » quelques jours avant la tenue du sommet, qu’elle était « globalement positive » et que son adoption avait été reportée pour des impératifs d’agenda…


Lire aussi : L’adhésion du Maroc à la CEDEAO reportée aux calendes grecques ?


Le Maroc devra donc jouer des coudes pour convaincre, malgré le feu vert politique des pays membres à valeur de principe. Si Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Alpha Condé de la Guinée –  que le roi devrait rencontrer demain à Conakry dans ce sens –  sont des alliés de Rabat, avec le Togo, le Ghana et le Nigeria, la partie n’est pas acquise d’avance. Le fait que Mohammed VI donne de sa personne jusqu’à faire le déplacement chez Condé est un signe que ne trompe pas sur les enjeux difficiles de la candidature marocaine. « Cest dans ce contexte du report sine die de l’adhésion du Maroc à l’organisation régionale que ce déplacement, non encore officialisé, qui devrait justement intervenir au lendemain du 52e Sommet de la CEDEAO à Abuja, doit être lu », analysait à la veille du sommet nigérian une source diplomatique consultée par Le Desk.


Lot de consolation pour le royaume à prise d’effet au printemps : les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont approuvé la nomination de l’actuel ministre ivoirien de l’Industrie et des Mines, Jean Claude Brou, en qualité de président de ladite Commission pour un mandat de quatre ans à compter du 1er mars 2018 et ce en remplacement du Béninois Marcel de Souza, qui avait jusqu’ici fait montre de son avis négatif.

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