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EtudeCEDEAO: le détail des conditions à l’adhésion du Maroc

19.12.2017 à 17 H 07 • Mis à jour le 19.12.2017 à 17 H 35
Par Issam El Yadari
Si sur le plan politique, le Maroc est le bienvenu au sein de la CEDEAO, des mesures transitoires doublées d’une mise à niveau de certaines économies de la région destinées à faire bénéficier équitablement du marché commun, sont nécessaires, note l’étude préliminaire que devra étudier le quartet de pays désignés à cet effet lors du sommet d'Abuja

Jeune Afrique a pu accéder à l’étude d’impact soumise aux chefs d’État qui ont participé au sommet d’Abuja. « Elle est globalement positive pour le Maroc, mais soulève un certain nombre de freins et de contraintes, essentiellement liées au décalage entre l’économie marocaine et celle de certains pays de la région », note l’hebdomadaire qui en cite les grandes lignes.


Si sur le plan politique, les Etats membres ont signifié leur accord de principe pour accueillir le Maroc, « un acte additionnel au traité fondateur qui n’exclut pas la possibilité d’adhésion d’un nouveau membre », demeure nécessaire.



Suivent ensuite ce que les experts définissent par « le dur des technicalités » : les questions relatives à la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et d’établissement, l’éventuelle future monnaie unique, qui exigent, note JA « un délai de transition », alors que Rabat comptait depuis le conclave de Monrovia a une entrée sans conditions qui devait être actée à Abuja en présence du roi Mohammed VI.



Afin de pallier au déséquilibre que créerait sans aucun doute l’entrée du Maroc, celui ci « prendra en compte les préoccupations économiques des pays de la zone en leur permettant de protéger leurs secteurs fragiles », a assuré à Jeune Afrique une source diplomatique. En définitive, Rabat pourrait dans un premier temps donner accès aux produits et services émanant des 15 pays de la CEDEAO « sans réciprocité automatique, et ce, pendant le temps que souhaite la Cedeao ».


 

Le principal apport du Maroc dans l’agro-industrie, notamment est jugé intéressant pour la zone en terme de transfert de savoir-faire, mais aussi en terme de différentiel de tarifs douaniers en faveur de la CEDEAO. Hors, sur le plan de l’industrie et des services financiers, fers de lance du royaume dans sa conquête des marchés africains, notamment dans son bassin de prédilection à l’ouest du continent, les Etats membres, en retard, devront s’atteler à une mise à niveau au forceps. Ce qui inquiète au plus haut point certains lobbys influents, comme c’est le cas au Nigeria.



En contrepartie, révèle JA, le Maroc, à l’image de ce que concède l’Europe avec ses partenaires, pourrait investir dans les infrastructures de la zone, à développer le secteur agricole et participer à des projets de co-localisation dans l’industrie.

Par Issam El Yadari
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