Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

Balise des marchésJouahri: « JP Morgan n’est pas le Christ. Sa parole n’est pas d’évangile »

18.01.2018 à 21 H 04 • Mis à jour le 18.01.2018 à 21 H 08
Par
Pour Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, le dirham ne sera pas déprécié contrairement aux prophéties de Cassandre de la banque américaine qui prévoit un glissement du dirham de 7% en un an. Il n'est pas non plus d'accord avec Ahmed Lahlimi qui avait plus tôt tiré la sonnette d'alarme sur des risques inflationnistes à maîtriser

Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib et Mohamed Boussaid, ministre des Finances, étaient de nouveau côte à côte à Rabat ce jeudi 18 janvier forcer le trait sur une entente cordiale au lendemain de la réforme sur la flexibilité de change. Un bis repetita de leur passage devant la Commission des Finances qui a réuni les deux chambres parlementaires. Dans leur bouche, un seul mot « consolidation » de l’économie marocaine face au fracas du monde.


La croissance est ainsi promise à un saut quantique de +0,2 %, tandis que l’inflation, malgré les propos de Cassandre du trublion Ahmed Lahlimi, patron du HCP, qui dans une déclaration à Reuters a demandé à voir, prophétisant une tendance inflationniste. Pour Jouahri, qui lui répondait, la bulle des prix enflera de 0,4 % tout au plus, balayant de la main un scénario catastrophe à l’Egyptienne.


Et ce n’est pas Fitch que le contredit totalement. Dans une note rendue publique la veille, l’agence de notation indique que la décision du Maroc « représente peu de risques pour la stabilité macroéconomique. Mais les bénéfices seront modestes à court terme, car la fourchette de négociation reste étroite ». Cependant, l’agence souligne que l’inflation au Maroc devrait pointer  à 2 % dans les deux prochaines années, même si elle reste faible actuellement, comparée à novembre 2017 où elle avait atteint 1,3 %.


Mais d’autres que Lahlimi ont des avis moins rassurants, comme JP Morgan qui table sur une dépréciation du dirham de 7 % dans l’année. A la banque américaine, le gouverneur marocain répond d’une réplique biblique : « JP Morgan n’est pas le Christ. Sa parole n’est pas d’évangile. Pour nous, le dirham ne sera pas déprécié ».

 

Creusant son sillon, l’argentier du royaume y est allé à rebours du temps, faisant valoir que la monnaie locale avait pris de l’embonpoint en 2017, que ce soit face au dollars (7,6 %) que face à l’euro (5,1 %). Histoire de dire que si la boule de cristal de JP Morgan dirait vrai, ce ne serait qu’un retour à une situation anté ?

Par
Le Desk Newsroom