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FootballMondial 2026: le rapport alarmant d’Ergon pour la FIFA sur l’insécurité au Mexique

05.04.2018 à 19 H 52 • Mis à jour le 06.04.2018 à 16 H 14
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Le document de la firme de sécurité britannique remis récemment à la FIFA et dont Le Desk publie copie, précise que la candidature du Mexique (conjointe à celle des Etats-Unis et du Canada) présente « une série de risques importants en termes de sécurité et de protection des garanties individuelles »

Que le Mexique accueille une troisième Coupe du Monde après celles de 1970 et de 1986 pourrait constituer « un risque majeur en terme de sécurité », selon les conclusions d’un rapport de la société britannique Ergon, spécialisée dans le domaine des affaires ainsi que des droits de l’homme et du travail, engagée par la FIFA, pour évaluer les candidatures pour le Mondial 2026. Le document daté du 7 mars 2008, dont Le Desk publie une copie, précise que pour le Mexique, il existe « une série de risques en termes de sécurité et de protection des garanties individuelles ».


Faisant référence à la focalisation d’un tel événement planétaire sur le pays hôte, Ergon, fondée en 2005 à Londres et qui a pour clients, entre autres, la Commission européenne, la Banque mondiale et l’Organisation internationale du travail, indique dans son rapport que « l’impact sur les droits à l’intégrité physique des personnes pour ceux qui voyagent pour participer, tels que les joueurs, les membres de l’équipe, les officiels ou les spectateurs est important ».



Dans ce sens, la presse sportive mexicaine ne parie pas beaucoup sur la candidature conjointe de l’Amérique du Nord qui est dépendante des risques encourus au Mexique.


Dans le cas spécifique du Mexique, le rapport Ergon considère qu’il existe « des exemples significatifs de menaces verbales, physiques et violentes, y compris le meurtre (…). Ce risque sera amplifié que dans le contexte d’une Coupe du Monde de la FIFA ».


Le document parle également « du manque de justice réactive face aux allégations d’abus et d’inconduite policière ». Il soutient également que « la guerre contre la drogue est plus fréquente en dehors des trois villes qui pourraient être sélectionnées », cependant, il assure qu’à Mexico « il y a un problème de harcèlement des femmes ».


« Une enquête de l’ONU affirme que la plupart des femmes de Mexico ont subi une forme de violence sexuelle (y compris le harcèlement verbal et le contact physique non désiré), dans leurs déplacements quotidiens, ce qui pose des problèmes en ce qui concerne sécurité des travailleurs, des spectateurs et des amateurs », explique Ergon.


Les droits à la liberté de la presse et à l’expression en ce qui concerne les journalistes au Mexique suscitent des préoccupations en raison de la violence dont ont fait l’objet les membres de la presse. Cette dernière préoccupation mérite une action spécifique de la part des organisateurs, note le rapport.


Lire aussi notre enquête en 5 volets : 

Partie-1 : Mondial 2026 : les Américains ont tenté de passer en force

Partie-2  : Mondial 2026 : une « task force » décidera du sort du Maroc

Partie-3 : Mondial 2026 : des manœuvres pour disqualifier le Maroc ?

Partie-4  : Mondial 2026 : un retour d’ascenseur d’Infantino aux Américains ?

Partie-5 : Mondial 2026 : quand l’Amérique était au cœur de la corruption de la FIFA

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