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AutomobileCarlos Ghosn arrêté à Tokyo sur des soupçons de malversations

19.11.2018 à 13 H 07 • Mis à jour le 19.11.2018 à 13 H 07
Par La rédaction
Le PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, Carlos Ghosn, a été arrêté lundi à Tokyo, rapporte la chaîne de télévision japonaise publique NHK. Plus tôt ce lundi, Nissan a confirmé que Ghosn avait dissimulé des revenus au fisc et proposé son départ. Fin octobre à Rabat, Ghosn est revenu sur son plan au Maroc et avait annoncé devant le roi Mohammed VI le projet d’extension de SOMACA à Casablanca

Le PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, Carlos Ghosn, a été arrêté lundi à Tokyo, rapporte la chaîne de télévision publique NHK, alors que le dirigeant de 64 ans est accusé de malversations par le constructeur d’automobiles japonais. « Le bureau du parquet de Tokyo a arrêté M. Ghosn sur des soupçons de violation de la loi », est-il précisé.


Le constructeur japonais Nissan d’automobiles Nissan a annoncé plus tôt ce lundi que le président de son conseil d’administration avait « pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel », selon les résultats d’une enquête interne. Egalement PDG du groupe français Renault, Carlos Ghosn est donc soupçonné d’avoir dissimulé une partie de son salaire au fisc japonais.


« En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles », a ajouté le groupe qui va proposer au conseil d’administration de le « démettre de son poste rapidement ».


Le boss de Renault avait l’an dernier été accusé d’avoir demandé à un cabinet d’étudier un discret système de superbonus.


Perquisition du siège de Nissan à Yokohama

 La justice japonaise est en train d’enquêter sur l’homme de 64 ans. Selon la chaîne de télévision publique NHK, le siège de Nissan à Yokohama, près de Tokyo, a été perquisitionné dans la soirée de dimanche. Après l’annonce de Nissan ce lundi matin, le titre du constructeur automobile Renault s’est effondré de plus de 12 % à la Bourse de Paris.


Carlos Ghosn, qui est arrivé à Tokyo au printemps 1999 pour redresser Nissan, tout juste uni au français Renault, a passé le relais en avril 2017 à son dauphin, Hiroto Saikawa, tout en restant à la tête du conseil d’administration. Il dirige aussi le conseil d’administration du constructeur Mitsubishi Motors, qu’il a sauvé de la débâcle fin 2016 en prenant une participation de 34 % dans le groupe.


Le franco-libano-brésilien est devenu un symbole de la gloutonnerie des grands patrons français : entre 2009 et 2016, sa rémunération chez Renault a explosé de 469 %, passant de 1,2 à 7 millions d’euros, sans compter son salaire équivalent chez Nissan. En tant que PDG de Nissan, il avait touché pour la période d’avril 2016 à mars 2017 quasiment 1,1 milliard de yens (8,8 millions d’euros au cours de l’époque). En 2018, sa rémunération côté Renault a atteint 7,4 millions d’euros, auxquels se sont ajoutés 9,2 millions au titre de sa fonction de patron de Nissan.


Invité lors d’une session plénière de la World Policy Conférence (WPC), qui a lieu fin octobre à Rabat, Ghosn est revenu sur son plan au Maroc. Le 25 octobre, le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy et le PDG de Renault ont annoncé devant le roi Mohammed VI le projet d’extension de la Société marocaine de constructions automobiles (SOMACA) qui prévoit de doubler sa production d’ici 2022.

Par La rédaction
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