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Deniers PublicsPolémique à Rabat autour de budgets communaux «dilapidés» pour la Fête du trône

28.06.2019 à 16 H 46 • Mis à jour le 28.06.2019 à 16 H 48
Par Soufiane Sbiti
Les conseillers FGD de la capitale s’insurgent contre la décision du Conseil de la ville, présidé par le PJD, d’allouer un budget de 4 millions de dirhams pour l'organisation d'un festival célébrant la Fête du trône, alors qu’il était destiné à couvrir des besoins sociaux…

Présidé par le PJD, le Conseil de la ville de Rabat a voté pour un transfert de fonds de 4 millions de dirhams, « en faveur d’un festival des lumières pendant la Fête du trône  ». Problème pour les élus FGD remontés contre cette décision : cette enveloppe budgétaire avait été précédemment allouée pour moitié à des laboratoires communaux de santé publique. Le même montant, soit 2 millions de dirhams, devait être versé au fonds intercommunal Al Assima chargé du transport urbain.


« Les conseillers de la FGD, ont été les seuls au Conseil à voter contre ces transferts, estimant qu’il s’agit d’une pure dilapidation des deniers public », peut-on lire dans leur communiqué.


Le Conseil de la ville a réagi à ces accusations en précisant que ces fonds ont été transférés car « la santé ne rentre dans pas dans le cadre des compétences de la collectivité locale ». Il a ajouté qu’en raison de soucis en rapport avec certaines procédures, les responsables de la Santé n’ont pas pu être joints…


En réponse aux déclarations à la presse de Omar Balafrej, conseiller de la ville et député FGD au Parlement, les élus PJD ajoutent qu’à l’origine ces fonds étaient destinés à la caisse du RAMED…




Contacté par Le Desk, Balafrej insiste pour dire que son groupe a tenté en vain de convaincre les élus PJD de ne pas effectuer ce transfert. « Leur argument est que le ministère de la Santé refuse de dépenser cet argent. On leur a alors proposé de verser cet argent pour tout ce qui concerne le nettoyage des hôpitaux ». Une option retoquée par des élus, dont certains en coulisses confient agir sur des ordres venus « d’en haut ».


« On leur a bien demandé également d’où provenait cet ordre ! Le wali ? Le ministère de la l’Intérieur ? Le roi ? », s’interroge Omar Balafrej, rappelant le communiqué du 14 juin de la Chancellerie royale qui a appelé les institutions, instances et personnalités nationales à célébrer sans excès le 20ème anniversaire de l’accession du roi Mohammed VI au trône. Une invitation «  à commémorer cette heureuse occasion de manière normale, sans célébrations supplémentaires ou spéciales », notait le protocole royal que les dirigeants PJD de la ville de Rabat semblent interpréter autrement…

Par Soufiane Sbiti @sbiti_
Le Desk Newsroom