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PhosphateLe groupe OCP réplique à la propagande du Polisario en Nouvelle-Zélande

06.11.2019 à 01 H 02 • Mis à jour le 06.11.2019 à 10 H 51
Par La rédaction
Le géant du phosphate fait face à un intense activisme mené par des organisations pro-Polisario installées à Wellington. Dans un communiqué diffusé dans un média néo-zélandais, le groupe OCP se défend d’exploiter illégalement le sous-sol du Sahara Occidental par des arguments économiques et de droit international

Le groupe OCP a répliqué le 5 novembre dans la presse locale néo-zélandaise à la campagne d’activisme menée par des organisations proches du Polisario installées à Wellington l’accusant de participer au « pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental », relève Yabiladi. Un intense lobbying dans le sillage de l’affaire du Cherry Blossom, ce cargo-vraquier à destination de la Nouvelle-Zélande, saisi par la justice sud-africaine, et qui au final a tourné au désavantage pour le Front Polisario.


« Les commentaires récents sur les expéditions de roches phosphatées vers la Nouvelle-Zélande ont parfois été sélectifs et trompeurs. Il est important de mettre les faits au clair pour permettre une discussion sensée », écrit le géant des phosphates qui rappelle qu’il est depuis près de 40 ans partenaire dans le pays de deux coopératives d’engrais, Ballance Agri Nutrients et Ravensdown.


« Environ deux pour cent (2 %) seulement des réserves gérées par OCP sont situées dans les provinces du sud du Maroc (internationalement connues sous le nom de Sahara Occidental) –  d’où provient la plus grande partie de la roche phosphatée de la Nouvelle-Zélande », ajoute-t-il, expliquant que ce phosphate « a été choisi en raison de sa capacité à s’adapter aux conditions spécifiques du sol et aux contraintes environnementales de la Nouvelle-Zélande ».


Le communiqué explique que les activités d’OCP dans la région sont gérées par Phosboucraa, qui produit et exporte actuellement plus de 2 millions de tonnes de phosphate par an dans de nombreux pays du monde dont la Nouvelle-Zélande.


« OCP ne reçoit aucun dividende de Phosboucraa et tous les bénéfices sont réinvestis dans la région pour maintenir et développer ses activités et soutenir la communauté locale. Toutes les opérations et activités d’OCP, y compris Phosboucraa, respectent et vont au-delà des normes nationales et internationales en matière de santé et de sécurité, de qualité environnementale et de durabilité », poursuit le communiqué.


Lire aussi  : Rapport KPMG, 7 clés pour comprendre l’exploitation du phosphate au Sahara


Le groupe OCP explique pour clarifier le statut du territoire que « le Sahara occidental est classé par les Nations Unies comme un territoire non autonome –  l’un des 17 territoires du monde, y compris les Tokélaou, qui est administré par la Nouvelle-Zélande. Le statut politique de la région fait actuellement l’objet d’un processus de négociation mené par le Secrétaire général des Nations Unies »


Dans ce sens, ajoute-t-il, l’ONU « a élaboré une doctrine qui permet et encourage le commerce et l’investissement dans les territoires non autonomes pour promouvoir le développement économique et offrir des possibilités à la population locale », et de citer les deux accords commerciaux UE-Maroc relatifs aux produits agricoles et de la pêche qui a étendu « explicitement les préférences commerciales aux marchandises provenant du Sahara occidental ».


« La Nouvelle-Zélande, à travers des entreprises telles que Ravensdown et Ballance Agri-Nutrients, devrait être fière d’être associée au développement économique de la région, stimulé par des accords commerciaux tels que celui mentionné ci-dessus, qui ont un impact positif direct sur la population locale », estime OCP qui insiste pour dire que « Phosboucraa est le plus grand employeur privé du Sahara Occidental, employant près de 2 200 personnes –  dont 75 % sont des locaux à tous les niveaux du Phosboucraa. Phosboucraa engage en outre plus de 50 entrepreneurs locaux qui emploient à leur tour plus de 700 personnes de la région ».


Des investissements qui « ne sont pas appréciés par ceux qui ont leur propre agenda politique et qui cherchent à entraver ces efforts au détriment du développement économique de la région », affirme OCP Group.

Par La rédaction
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