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PolitiqueÉlections partielles : la remontada de Benkirane n’a pas eu lieu

22.07.2022 à 11 H 59 • Mis à jour le 22.07.2022 à 12 H 02 • Temps de lecture : 2 minutes
Par
Benkirane
Véritable épreuve du feu pour l’ancien chef du gouvernement et patron du PJD, les élections partielles ont confirmé la déroute du parti islamiste. Malgré la colère populaire contre Aziz Akhannouch, le PJD n’a remporté aucun siège

Entouré de certains de ses lieutenants, dont l’ancien maire de Casablanca Abdelaziz El Omari, Abdelilah Benkirane s’est déplacé le 19 juillet à Al Hoceima pour prêter main forte à Nabil Andaloussi, candidat du parti de la lampe aux élections partielles au chef-lieu du Rif. Au-delà de ses enjeux, du reste mineurs, ce scrutin constituait un véritable test de popularité pour Benkirane, qui a repris en octobre les rênes de la formation islamiste avec l’espoir de redresser sa popularité après la débâcle historique du 8 septembre.


L’enjeu pour le chef de file du PJD est d’autant plus important que cette épreuve du feu a eu lieu au moment où Aziz Akhannouch est vilipendé sur les réseaux sociaux à grand renfort de hashtags appelant à sa démission à cause de la cherté des carburants. « Je suis venu aujourd'hui pour m'adresser à la population d'Al Hoceima, de Targuist et des régions voisines qui se déplaceront jeudi pour voter : vous avez une occasion historique pour dire, au nom de tous les Marocains, que vous êtes contre la manipulation, contre manipulation des citoyens et des voix, contre ceux qui achètent des voix, contre le mariage de l'argent et du pouvoir », a-t-il lancé à une assistance acquise à sa cause.


« Il faut dire que vous n'aimez pas tout ça, que vous n'aimez pas ce gouvernement, que ce gouvernement doit partir au moment opportun. Dire que vous vous êtes trompés en votant pour eux, parce que oui, laissez-moi vous le dire honnêtement, vous vous êtes trompés quand vous avez voté pour cette majorité », blâme alors l’ancien chef du gouvernement, qui enjoint aux électeurs de « rectifier le tir ».


« Cette élection est aussi importante que celles du 8 septembre même si elle ne fera pas tomber Aziz Akhannouch (...) mais vous vous exprimez aujourd'hui au nom des Marocains. Aurez-vous cet honneur ? Pour que vous l'ayez, vous devez non seulement voter pour le PJD mais aussi mobiliser tous ceux que vous connaissez pour qu'ils fassent de même », conclut-il.


Un camouflet pour Abdelilah Benkirane

Mais cette fois, la colère populaire n’a pas servi de marchepied au PJD. À Al Hoceima, les partis de la majorité ont tous remportés un siège, à leur tête le RNI d’Aziz Akhannouch, suivis de l’USFP qui a fait son come-back dans la capitale du Rif. Sur plus 50 000 voix, le parti de la lampe n’en a récolté que 726, se classant dernier de la liste à la septième place.


Un véritable camouflet pour Abdelilah Benkirane qui avait appelé son prédécesseur Saâdeddine Elotmani à démissionner au lendemain de la défaite aux élections du 8 septembre. D’autant que les élections partielles à Meknès, théâtre d’un autre bras de fer entre le PJD et le parti de la colombe, ont confirmé la dégringolade de la formation islamiste, battue là encore par la candidate du RNI Sofia Tahiri.


À Mediouna, où s’est déroulée une autre élection partielle, c’est l’Istiqlal, autre parti de la majorité, qui a remporté le siège.

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