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CéréalesLes producteurs britanniques de blé à la recherche d’opportunités sur le marché marocain

03.08.2022 à 18 H 40 • Mis à jour le 03.08.2022 à 18 H 40
Par
Blé
Des membres de l’AHDB, le board britannique de l’agriculture se sont rendus en mission au Maroc pour promouvoir les céréales issues des cultures de blé et d'orge du Royaume-Uni, alors que le royaume vit une année agricole difficile marquée par la pire sécheresse en 30 ans

Le Conseil britannique de développement de l’agriculture et de l’horticulture (AHDB) cherche à promouvoir les céréales britanniques auprès des minoteries marocaines et des entreprises spécialisées dans la préparation d’aliments pour animaux, apprend-on de source spécialisée.


Dans ce sens des membres d’AHDB Exports se sont rendus en mission au Maroc pour promouvoir les céréales issues des cultures de blé et d’orge du Royaume-Uni, alors que le royaume vit une année agricole difficile marquée par la pire sécheresse en 30 ans, rapporte le Conseil britannique.


Le contraste avec 2021 ne pourrait pas être plus frappant. En 2021, la production céréalière a atteint des records (10,3 millions de tonnes). Cette année, les statistiques des récoltes céréalières fixent la production du pays à trois millions de tonnes. La fédération qui représente les meuniers marocains estime que jusqu’à 70 % de la récolte a été perdue, déclenchant une forte campagne d’importation en volume et en valeur.


Récemment, la France est arrivée en tête de liste des fournisseurs du Maroc. Cela devrait se poursuivre, le pays prévoyant de fournir au moins la moitié de la demande d’importation de blé estimée à sept millions de tonnes du Maroc. Traditionnellement, l’Ukraine et la Russie ont satisfait environ 35 % des besoins marocains d’importation de blé. Cependant, la guerre perturbe le flux de céréales en provenance de ces territoires, ce qui crée des opportunités sur le marché mondial.


Le marché marocain des biscuits est particulièrement intéressant. Les sols du pays sont généralement inadaptés à la production de blé biscuit. Cela crée une demande annuelle d’importations de blé biscuité, qui s’élève actuellement à 80 000 tonnes et ne cesse de croître.


« Cette croissance est liée à une évolution du régime alimentaire des Marocains, qui s’occidentalise et s’oriente vers les biscuits à l’européenne. En réponse, des usines de biscuits surgissent à travers le pays et exportent leurs produits à travers l’Afrique subsaharienne », fait savoir l’AHDB.


Cela représente à la fois une opportunité et un défi pour les producteurs britanniques. Développé par AHDB, le blé tendre de qualité biscuit (UKS) du Royaume-Uni est largement connu sur le marché marocain, même parmi les meuniers qui ne l’ont pas utilisé. Ses caractéristiques de qualité uniques signifient qu’aucun additif ou améliorant n’est requis pour la farine UKS.


En conséquence, la demande de blé britannique est forte. Il est souvent préféré au blé biscuité français ou canadien. Le blé américain de qualité biscuit (Soft Red Winter) n’est pas considéré comme un concurrent en raison des coûts élevés de transport.


Une offre britannique qui demeure étriquée

Malgré cet avantage comparatif, les experts britanniques que le défi n’est pas associé à la demande de céréales britanniques : les superficies consacrées au blé pouvant intéresser le marché marocain (celui dit du groupe 3) sont insuffisantes contribuant à un resserrement de l’offre, ce qui pose des problèmes à la fois aux marchés d’exportation et au Royaume-Uni (où la demande est également forte). L’offre restreinte peut entraîner des prix relativement élevés par rapport aux blés tendres d’autres origines d’exportation.


Quant à l’orge fourragère, en plus de l’alimentation animale, cette variétée est utilisée pour la consommation humaine, notamment dans le sud du Maroc. Chaque année, jusqu’à 100 000 tonnes sont utilisées pour produire des soupes marocaines riches en fibres et faibles en gluten.


Cette saison, le Maroc devrait importer tout son orge – jusqu’à un million de tonnes.


Jusqu’à récemment, l’Ukraine et la Russie avaient des prix compétitifs et fournissaient la majeure partie de l’orge importée au Maroc. Aujourd’hui, la France et le Royaume-Uni fournissent de l’orge pour aider à combler le vide créé par la guerre en cours.


En août, les premières cargaisons de céréales ont été expédiées depuis un port ukrainien depuis l’invasion russe. Cependant, une perturbation importante des flux commerciaux est prévue pendant de nombreux mois.


Les Britanniques sont toujours en dialogue avec la Fédération marocaine des meuniers et les acheteurs afin de maintenir les opportunités ouvertes pour les céréales du Royaume-Uni.

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