NuisiblesCriquets pèlerins : hausse des niveaux de veille, de mobilisation et d’alerte
Dans le cadre du suivi des développements liés à la propagation des criquets pèlerins dans certains pays voisins, en particulier dans la région du Sahel africain et du Nord-Ouest de l'Afrique, avec l'éventuel déplacement de certains essaims vers le Nord, le ministère de l’Intérieur a annoncé, samedi, que l’ensemble des départements concernés et des services compétents se sont employés à augmenter les niveaux de veille, de mobilisation et d’alerte pour faire face à tous les défis liés à la propagation de ce type d'insectes.
Des essaims repérés
Dans un communiqué, le ministère indique que des essaims de criquets ont été récemment repérés, dans des zones restreintes et en nombre limité, au niveau de certaines régions du Sud-Est du Royaume, notant que les mesures préventives nécessaires ont été prises pour faire face à toutes les éventualités et évolutions possibles.
Autour du 22 mars, comme rapporté précédemment, des criquets pèlerins venus de l’Est du Maghreb menacent les cultures dans la région Souss-Massa et les zones frontalières avec l’Algérie.
Des essaims de nuisibles s’étaient abattus sur Tata où la population locale a requis des autorités une action urgente pour éradiquer le fléau, protéger le bétail et les ruches d’abeille.
Des aéronefs spécialisés dans la pulvérisation de pesticides étaient entrés en action dans plusieurs régions du sud-est du royaume concernées par la menace : Figuig, Bouarfa, Bouanane, Boudnib, Errachidia, Ouarzazate, Zagora, M’Hamid El Ghizlane, Tata, Fam El Hisn et Smara.
Depuis quelques mois, plusieurs vagues successives de criquets pèlerins ont envahi les pays du Sahel, la Libye, l’Algérie et la Tunisie, détruisant sur leur passage la végétation et les cultures.
Bien que la situation reste sous contrôle et ne suscite aucune inquiétude à l’heure actuelle, poursuit la même source, une série de mesures préventives et interactives ont été prises, telles que la réactivation des centres de commandement dans toutes les provinces concernées en vue de suivre l’évolution de la situation et prendre les mesures nécessaires.
Protéger les écosystèmes
Il s'agit, selon le communiqué, de la mobilisation de toutes les ressources, la mise en état d’alerte des moyens nécessaires à une intervention le cas échéant, et la formation d'équipes d'intervention chargées des opérations de surveillance, de détection et de lutte antiacridienne et équipées en matériels et insecticides, avec la mobilisation de tous les moyens logistiques, y compris aériens.
A cet égard, le ministère affirme que des stocks suffisants d’insecticides sont disponibles pour faire face à toute urgence, ajoutant que les équipes d’intervention ont pris diverses précautions nécessaires afin de protéger les écosystèmes, préserver la biodiversité des milieux naturels et sauvegarder leurs ressources hydriques, végétales et animales.
Tous les services et départements concernés resteront mobilisés pour renforcer les opérations de suivi, de surveillance et de détection, notamment dans les zones de rassemblement naturel des criquets et prendre les différentes mesures à même d’en limiter la propagation et de les éradiquer, conclut la même source.
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) considère le criquet pèlerin comme « le ravageur migrateur le plus destructeur au monde » car c'est un « insecte vorace » qui « mange chaque jour son propre poids » en « cultures vivrières et en fourrage ».
La FAO prévient que « les grands essaims constituent une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance ruraux ».
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