CopropriétéConflit du Jardin de l’Opéra : Kenza Chraïbi renvoie les riverains « à la campagne »
« Si on ne veut pas de nuisances, on n’a qu’à vivre à quelques kilomètres du centre-ville, à la campagne par exemple ». La phrase, lâchée sans détour par Kenza Chraïbi, présidente de l’arrondissement Sidi Belyout, à Casablanca, en dit long sur la manière dont l’élue perçoit les habitants de sa propre commune. Elle nous a été adressée en réaction à un conflit qui oppose, depuis plusieurs mois, le restaurant Le Jardin de l’Opéra aux copropriétaires de la résidence Hawazine City Park, un immeuble résidentiel niché juste derrière le Grand Théâtre de Casablanca.
Au cœur de la discorde : une terrasse de 65 m2, située au rez-de-chaussée de l’immeuble d’habitation, et occupée par le restaurant dans un espace que les habitants considèrent, preuve à l’appui, comme partie intégrante de leur copropriété, alors que la commune affirme qu’il s’agit d’un domaine public communal. Cette bataille de statuts, de règlements et d’autorisations contestées révèle, en filigrane, les dérives d’un système de gestion urbaine où l’opacité, les abus de pouvoir et les intérêts particuliers priment souvent sur le droit et l’intérêt collectif.
D’un espace ouvert à un bar couvert
Aujourd’hui fermé sur décision de la police administrative, le restaurant Le Jardin de l’Opéra exploite depuis ses débuts, en 2018, ladite terrasse dont la commune revendique la propriété. Contactée par nos soins, la présidente de l’arrondissement Sidi Belyout, affirme être en possession d’un plan cadastral portant explicitement la mention « cédé à la commune », sans toutefois le produire.
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