FootballUne victoire à l’arraché contre le Bahreïn : les Lions de l’Atlas à un pas de battre le record mondial
Les Lions de l’Atlas continuent leur marche triomphale. En dominant difficilement le Bahreïn (1-0), jeudi soir au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la sélection nationale a signé une quinzième victoire consécutive, égalant ainsi le record mondial détenu jusque-là par l’Espagne et l’Allemagne. Un succès arraché dans la douleur, mais qui confirme l’incroyable régularité du Maroc sous la houlette de Walid Regragui, en attendant un match décisif face au Congo mardi prochain, lors de la dernière journée des éliminatoires du Mondial 2026.
Une victoire tardive mais précieuse
Dès les premières minutes, les Lions ont pris le contrôle du ballon, multipliant les incursions offensives par les ailes, emmenés par Achraf Hakimi, Ismael Saibari et Abdessamad Ezzalzouli. Le Bahreïn, conscient du potentiel offensif marocain, a adopté un bloc défensif bas et discipliné, limitant les espaces et obligeant les Marocains à redoubler d’imagination.
Ayoub El Kaabi a manqué la première grosse occasion à la 23e minute, avant que Jawad El Yamiq, Ezzalzouli et Saibari ne se heurtent tour à tour à la vigilance du gardien Ibrahim Khalil ou à la maladresse dans le dernier geste. Malgré une domination territoriale écrasante, le Maroc rentrait aux vestiaires sans avoir trouvé la faille.
Au retour des vestiaires, Walid Regragui procédait à une série de changements offensifs : Hamza Igamane, Youssef En-Nesyri, Eliesse Benseghir et Oussama Targhaline faisaient leur entrée pour tenter de dynamiser le jeu. Les vagues marocaines se succédaient, mais le Bahreïn, compact et solidaire, tenait bon. Ce n’est que dans les ultimes instants du match, à la 90+4e minute, que le salut est venu d’un coup de tête rageur de Jawad El Yamiq, libérant le public et ses coéquipiers.
Le Maroc s’impose donc sur la plus petite des marges, mais cette victoire symbolise autant sa ténacité que sa capacité à aller chercher un résultat dans les moments les plus serrés.
Une série historique sous Walid Regragui
Depuis le 7 juin 2024, les Lions de l’Atlas enchaînent les victoires sans discontinuer, toutes compétitions confondues. De la Zambie au Bahreïn, en passant par le Gabon, le Lesotho, la Centrafrique, la Tunisie ou encore le Niger, le Maroc a su combiner solidité défensive, cohésion collective et puissance offensive. Quinze victoires d’affilée : un exploit qui les place à hauteur des plus grandes nations du football mondial.
Cette série a débuté par un succès 2-1 face à la Zambie à Rabat, avant un retentissant 6-0 contre le Congo. Le Maroc a ensuite dominé successivement le Gabon (4-1), le Lesotho (1-0), la Centrafrique (5-0 puis 4-0), le Gabon à l’extérieur (5-1), puis de nouveau le Lesotho (7-0). En 2025, la dynamique s’est poursuivie avec des victoires sur le Niger (2-1, puis 5-0), la Tanzanie (2-0), la Tunisie (2-0), le Bénin (1-0) et la Zambie (2-0), avant cette victoire face au Bahreïn.
Des limites offensives
En égalant l’Espagne (2008-2009) et l’Allemagne (2010-2011), les Lions de l’Atlas écrivent une page de l’histoire du football international. Une victoire supplémentaire contre le Congo, mardi prochain à Rabat, leur permettrait de devenir la première sélection africaine à détenir seule ce record mondial de victoires consécutives.
L’équipe de Walid Regragui, déjà qualifiée pour le Mondial 2026, aborde ce rendez-vous avec la confiance d’un groupe en pleine maturité, mais aussi avec la conscience que chaque match est désormais un enjeu symbolique.
Si la série impressionne, le match contre le Bahreïn a révélé certaines limites offensives. Malgré la domination marocaine, l’efficacité devant le but a cruellement manqué. Regragui a profité de cette rencontre pour tester d'autres profils et affiner ses choix avant la CAN 2025, mais le public, moins nombreux qu’à l’accoutumée, a pu mesurer combien la profondeur de banc reste décisive pour maintenir ce niveau d’exigence.
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