FootballMondial U20 : le Maroc défie les États-Unis pour une place historique en demi-finale
Le rêve continue pour la sélection marocaine U20. Portés par une génération talentueuse et un collectif soudé, les Lionceaux de l’Atlas affrontent, ce dimanche 12 octobre à 22h (heure marocaine), l’équipe des États-Unis pour une place en demi-finale de la Coupe du monde U20, disputée au Chili. La rencontre se tiendra au stade El Teniente de Rancagua, enceinte de 15 600 places, sous la direction de l’arbitre péruvien Kevin Ortega.
Les États-Unis, machine bien huilée et prétendante au titre
L’équipe américaine aborde ce quart de finale dans la peau d’un favori assumé. Après avoir survolé la phase de groupes (victoires 9-1 face à la Nouvelle-Calédonie et 3-0 contre la France), elle a confirmé son impressionnante dynamique en huitièmes de finale, en s’imposant de manière éclatante face à l’Italie (3-0).
Benjamin Cremaschi, le milieu offensif d’Inter Miami, s’est encore distingué par un doublé (15e, 90+3e), tandis que Niko Tsakiris a signé un splendide coup franc (79e). Avec cinq réalisations au total, Cremaschi devient le meilleur buteur américain sur une seule édition de Coupe du monde U20, effaçant des tablettes plusieurs figures historiques du football US.
Dirigés par Marko Mitrović, les Américains visent une deuxième qualification en demi-finale après celle obtenue en 1989, année où ils avaient été éliminés par le Nigeria après prolongation. Leur solidité défensive, leur pressing collectif et leur réalisme offensif font des États-Unis un adversaire redoutable, capable d’imposer son rythme et de punir la moindre erreur.
Le Maroc, une ambition forgée dans la résilience
Face à cette machine bien huilée, le Maroc aborde ce choc avec la conviction tranquille de ceux qui n’ont rien à perdre. En huitièmes de finale, les Lionceaux de l’Atlas ont fait preuve de sang-froid et de maturité pour dominer la Corée du Sud (2-1), un match où l’efficacité et la discipline tactique ont fait la différence.
Premiers du groupe C, devant des cadors comme le Mexique, l’Espagne et le Brésil, les Marocains ont déjà prouvé leur capacité à rivaliser avec les meilleures nations de la planète. Sous la houlette de Mohamed Ouahbi, l’équipe s’appuie sur un bloc compact, une défense rigoureuse et des projections rapides en attaque, incarnées par un duo offensif percutant et une ligne médiane capable de casser les transitions adverses.
L’objectif est fixé : rallier les demi-finales pour la première fois depuis 2005, année de la génération emmenée par Youssouf Hadji et Adil Taarabt, battue à ce stade par le Nigeria (0-3).
Un duel d’approches et d’écoles de football
Le match entre le Maroc et les États-Unis s’annonce comme un affrontement de styles. Les Américains privilégient la vitesse, la verticalité et la puissance athlétique, tandis que les Marocains misent sur la lecture du jeu, la maîtrise technique et la rigueur défensive.
Le sélectionneur Mohamed Ouahbi l’a d’ailleurs souligné à la veille du match : « Nous savons que les États-Unis possèdent une équipe très organisée et très physique, mais nous avons nos arguments. Nous allons jouer avec notre identité, sans peur ni complexe. » Ouahbi devrait conserver le onze de départ des huitièmes de finale, avec quelques changements mineurs à certains postes afin d'équilibrer les trois lignes et d'améliorer l'efficacité offensive, ce qui permettra à l'équipe du Maroc d'aborder le match avec souplesse et d'éviter les surprises de son adversaire.
Pour les jeunes Lionceaux, la pression est moindre, mais l’enjeu est immense : une victoire ouvrirait la voie à une demi-finale historique face au vainqueur du duel entre la France et la Norvège.
Les U20 à la conquête d’un nouvel horizon
Vingt ans après son dernier exploit dans la compétition, le Maroc s’offre l’opportunité d’écrire une nouvelle page de son histoire footballistique. Plus qu’un simple match, cette confrontation face aux États-Unis symbolise l’ascension continue du football marocain, nourrie par les investissements dans la formation, les infrastructures et la détection de talents.
Les Lionceaux de l’Atlas veulent désormais transformer l’essai. Dans un tournoi où les surprises ne manquent pas, ils savent qu’ils peuvent, une fois encore, déjouer les pronostics.
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