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ExécutifAkhannouch dresse le bilan des réformes de l’investissement et du soutien aux PME

15.12.2025 à 21 H 43 • Mis à jour le 15.12.2025 à 21 H 43 • Temps de lecture : 5 minutes
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Aziz Akhannouch lors de son intervention devant la Chambre des représentants le 15 décembre 2025. Crédit : MAP
Intervenant devant la Chambre des représentants, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a mis en avant la nouvelle Charte de l’investissement comme un pilier central de l’action gouvernementale en faveur des PME. Il a détaillé les premiers résultats de ce cadre législatif, conçu pour stimuler l’investissement, renforcer l’équité territoriale et soutenir la création d’emplois, tout en présentant les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et l’accès des entreprises aux mécanismes de soutien

La nouvelle Charte de l’investissement s’impose comme l’une des réformes structurantes ayant marqué l’action du gouvernement actuel, a affirmé le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, lors d’une séance mensuelle des questions orales à la Chambre des représentants consacrée aux mécanismes de promotion des petites et moyennes entreprises (PME).


Présentée comme un cadre législatif « avancé et stratégique », cette Charte s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations royales exprimées par le Roi Mohammed VI dans son discours d’octobre 2022 à l’ouverture de la première session de l’année législative. Elle vise à instaurer une dynamique d’investissement durable, fondée sur la transparence, l’équité territoriale et le ciblage précis des secteurs prioritaires.


Selon Akhannouch, le gouvernement a adopté une approche globale reposant sur des mécanismes modernes de soutien à l’investissement, la stimulation de l’économie territoriale et la création d’un environnement favorable aux investisseurs. La Charte se distingue par son fort potentiel en matière de création d’emplois et de valeur ajoutée, tout en contribuant à la réduction des disparités spatiales et à la promotion de la justice sociale.


Depuis son entrée en vigueur en mars 2023, la Commission nationale des investissements (CNI) a tenu neuf réunions, au cours desquelles 250 projets ont été approuvés pour un montant global de 414 milliards de dirhams (MMDH). Ces projets devraient générer environ 179 000 emplois directs et indirects. Cette dynamique concerne l’ensemble des régions du Royaume, couvrant 49 provinces et préfectures et 34 secteurs économiques, notamment le tourisme, l’agroalimentaire, l’automobile, le textile, l’énergie, la pharmacie, la chimie, la santé et les transports.


Amélioration du climat des affaires

Parallèlement, le gouvernement accompagne ces avancées à travers une feuille de route ambitieuse pour l’amélioration du climat des affaires. À ce jour, 98 % des initiatives prévues ont été lancées, avec un taux d’achèvement de 63 %, les actions restantes devant être finalisées d’ici 2026. Ces réformes portent notamment sur la simplification des procédures, la convergence des interventions publiques et la digitalisation des services, à travers la généralisation des guichets uniques et la création électronique des entreprises. Ce dispositif a permis la création de plus de 81 000 entreprises à fin septembre 2025.


La décentralisation de la décision d’investissement constitue également une avancée majeure. Désormais, les projets d’un montant inférieur à 250 millions de dirhams (MDH) sont examinés et approuvés au niveau régional par les Centres régionaux d’investissement (CRI) et les Commissions régionales unifiées de l’investissement (CRUI). À ce titre, 55 projets, représentant un investissement de 5,8 MMDH, ont déjà été validés, avec à la clé près de 10 000 emplois.


Un soutien aux entreprises

Sur le plan financier, le Chef du gouvernement a souligné l’effort exceptionnel consenti par l’État pour soutenir les entreprises, notamment à travers le remboursement de près de 78 MMDH d’arriérés de TVA, contribuant ainsi à améliorer leur trésorerie et à préserver leur équilibre financier. La réforme de l’impôt sur les sociétés, avec l’unification du taux minimum à 20 % pour les entreprises dont les bénéfices sont inférieurs à 100 MDH, a également eu un impact positif sur les PME.


D’autres mesures structurantes ont renforcé la résilience du tissu entrepreneurial, notamment la loi sur les délais de paiement, le développement de produits financiers innovants et le déploiement de programmes de soutien tels que Daman, Tatwir-Croissance verte et Tatwir-Startup, ainsi que l’intervention du Fonds Mohammed VI pour l’investissement (FM6I).


Dans le domaine de l’entrepreneuriat, le gouvernement a également renforcé l’accès des très petites, petites et moyennes entreprises aux marchés publics, en réservant 30 % des marchés programmés à cette catégorie. Trois primes à l’investissement ont été instaurées — emploi, territorialité et secteurs prioritaires — pouvant atteindre cumulativement 30 % du montant de l’investissement éligible. Ces mesures s’inscrivent dans la nouvelle feuille de route pour l’emploi, dotée d’une enveloppe annuelle de 12 MMDH.


Enfin, une attention particulière a été accordée au monde rural et aux zones montagneuses. De nouveaux mécanismes ont été mis en place pour accompagner les jeunes porteurs de projets agricoles, notamment à travers la création de centres régionaux dédiés, le soutien aux coopératives et la mobilisation du foncier agricole. À ce titre, 121 000 hectares de terres domaniales ont été attribués à 1 700 projets, générant un investissement de 24 MMDH et près de 69 000 emplois.


Pour le Chef du gouvernement, ces transformations traduisent un changement profond de la politique de l’État en matière d’investissement. Elles renforcent la capacité des régions à impulser leur propre développement économique, tout en faisant de l’investissement un levier central de l’emploi, de l’inclusion sociale et du progrès territorial.

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