FinancesExécution de la LF 2026 : Fettah relève la croissance à 5,3 % et fige le déficit à 3 % jusqu’en 2029
C'est le dernier exercice de cadrage macroéconomique de la législature. En présentant mercredi 22 juillet à Rabat, devant le Conseil de gouvernement et devant les commissions des Finances des deux chambres parlementaires réunies, l'exécution de la loi de finances 2026 et les paramètres du projet de loi de finances 2027, Nadia Fettah s'est acquittée d'une obligation prévue par l'article 47 de la loi organique n° 130.13 relative à la loi de finances. Elle l'a fait à deux mois du scrutin législatif du 23 septembre, sachant que le PLF 2027 sera déposé au Parlement, en octobre, par le gouvernement issu des urnes. Le préambule de sa présentation ne s'en cache pas : il décrit « une étape charnière entre l'achèvement des engagements et la préparation de la prochaine phase ». Le document verrouille donc, pour son successeur, une trajectoire de déficit, une série d'hypothèses de prix et une architecture de recettes.
Selon le communiqué du ministère délégué chargé des Relations avec le Parlement, la ministre a mis en avant la capacité d'adaptation de l'économie nationale face aux chocs, permise par une « approche proactive et flexible » ayant atténué les répercussions des crises sur le pouvoir d'achat, l'activité et les équilibres sociaux. Les 43 planches de l'exposé consulté par Le Desk sont plus nuancées que leur synthèse officielle.
Une croissance relevée que la seule pluviométrie explique
La prévision de croissance pour 2026 est portée à 5,3 %, contre 4,6 % retenus dans la loi de finances et 5,2 % lors de l'actualisation de mars. La totalité de la révision provient de l'agriculture : la valeur ajoutée agricole progresserait de 15,1 % sur l'année, après un premier trimestre à +18,4 % (contre +8,1 % un an plus tôt), tandis que la croissance non agricole est ramenée à 4,2 %. Au premier trimestre, les activités non agricoles ont d'ailleurs ralenti à 3 %, l'exposé invoquant l'effet des fortes précipitations sur le BTP, la pêche maritime et le transport maritime de marchandises.
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